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martes, 18 de febrero de 2014

Un pause livre: comentario sobre la versión francesa de "El colectivo"






Un roman qui l'air de rien nous fait le témoignage de la mise en place de la dictature en Argentine. Par l'écriture l'auteur semble vouloir faire passer le message sans donner les mots exacts mais plutôt par image et par le comportement des personnages face à des événements inhabituels dans leur petite ville où tout le monde se connait.

C'est tout d'abord un autobus qui fait halte tous les jours dans cette petite ville mais qui pendant quelques jours ne fera que passer sans s'arrêter. Et puis il y a la barrière du chemin de fer restée baissée sans qu'aucune information ne soit donnée.

Le comportement humain étant ce qu'il est, les gens sont curieux ; ils vont même jusqu'à faire le déplacement jusqu'à l'arrêt du bus pour le voir passer, mais personne ne se pose de question ou si peu. Il en est de même pour les ordres donnés au commissaires qui les appliquent en évitant surtout de contrarier ses supérieurs.

L'orage gronde sans éclater ça préoccupe mais n'inquiète pas plus que ça. La population semble même ravie de certaines mesures  prises vis à vis d'individus qui ne suivent pas la bonne conduite. Ceux dont les moeurs dérangent.

Ponce est avocat installé depuis quelques temps dans cette ville mais pas du bon côté. La ville est coupée en deux par la voie ferrée. Ponce n'a pas choisi aux yeux des autres le bon côté. Il s'énerve car même sa position de notable ne lui permet pas d'intervenir pour faire arrêter le bus afin que sa soeur puisse partir.

Il y a aussi cet agent commercial accompagné d'une jeune fille, tous deux inconnus des environs qui décident finalement de partir à pieds.

Il y a bien des gens qui s'interrogent ou qui en savent peut-être un peu plus mais tout semblent s'amplifier sans qu'il y ait possibilité d'arrêter quoi que ce soit.

Le style d'écriture  cinématographique en a fait une lecture particulière qui est loin de m'avoir déplu. Les scènes se suivent mais l'on comprend très vite le déroulement.
Je recommande.



viernes, 14 de febrero de 2014

Días sin hambre / Delphine De Vigan



El borde del abismo


El primer libro de la narradora francesa aborda la experiencia de la anorexia con un estilo potente y descarnado.


Frío. Un frío espantoso. Algo que viene de los huesos, de un bloque de hielo que late en el cuerpo. La sensación de encierro, de haberse alejado tanto que el mundo se vuelve borroso, difuso. La soledad del páramo. Piedra, piel. Una cáscara hueca, una bolsa de papel sin nada dentro. El vacío absoluto de palabras, de gestos, de explicaciones. El desinterés y la desesperación jugando ahí, al borde de las cosas, cuando ya no queda tiempo, cuando uno, el mundo, todo, está a punto de desaparecer.

Laure tiene 19 años. Es “un esqueleto de treinta y seis kilos y un metro setenta y cinco.” Anorexia. La vida de hospital se impone: los procedimientos inhumanos, los compañeros de pabellón, el carro de comidas con su ruido de metales y ruedas y arrastre, la visita de los residentes como un grupo de curiosos que se asoma a las jaulas del zoológico. 
“Cualquier cosa es como una rama para quien se ahoga”, decía Simone Weil. Esa rama, para Laure, es el doctor Brunel. Entre los dos construyen una relación particular, un lazo que muestra toda su potencia cuando él inventa un cuento para ella: el cuento de la niña que devoraba libros sobre la rama de un árbol, el cuento de la niña que ya no quiso bajar a tierra.
Hasta aquí, podría pensarse que tenemos todos los elementos para un libro lleno de golpes bajos, sentimentalismos y melodrama. No es así. Lo que ofrece Delphine De Vigan en Días sin hambre es el relato despojado, magro, de una experiencia difícil de poner en palabras justamente porque se trata de pura corporalidad.
Hay sentimientos devoradores, cosas que no se pueden tragar, maltratos imposibles de digerir, problemas que uno debe masticar, desgracias que hay que rumiar. Todo ese dolor se estructura en torno a metáforas que hablan del acto de comer, de lo que puede hacer una boca, unos dientes, una lengua, un estómago. Y en medio de esa desolación, del lenguaje despojado que soporta la narración, la autora hace aparecer imágenes que estremecen, como cuando la protagonista comprende que para mejorar “tendrá que extraer con precaución sus recuerdos, a menudo revueltos, almacenados como cerdos degollados, colgados de las patas, con la piel manchada de sangre seca.”
Laure está en la frontera exacta del dolor. Donde no puede dar un paso adelante, donde es imposible retroceder. Desde allí, haciendo pie en los lazos, en la escritura, los collages y el tejido, irá atravesando el territorio del vacío, el abismo que le permitió ver su enfermedad.

Eugenia Almeida
Publicado originalmente en Ciudad X
Diciembre de 2013


lunes, 10 de febrero de 2014

Pourquoi pas? Comentario sobre la versión francesa de "El colectivo"





L’autobus, Eugenia Almeida, Ed. Métailié



"Il y a dans ce court roman une narration vive servie par la prédominance de dialogues fort bien menés. C’est un roman d’une efficacité remarquable. Par le pouvoir des mots, par le rythme narratif Eugenia Almeida nous rend littéralement captifs de ce monde muré dans ses silences, prisonnier de ce qui peut être dit et de ce qui ne peut être dit.
Un premier roman, très prometteur. Bravo!"

Niurka Règle


viernes, 7 de febrero de 2014

Notas en un diario / Osvaldo Aguire





Un libro de no ficción que se permite tensar las reglas del género. Dividido en cuatro partes que recorren un lenguaje y un modo diferente de hacer literatura. En El borrador de la historia Osvaldo Aguirre cuenta su experiencia como cronista de policiales en un diario. En Oraciones fúnebres –posiblemente las páginas más estremecedoras y hermosas– una sucesión de frases sueltas van convirtiéndose en versos y luego en pequeños poemas crueles. Cada una de esas frases oculta y expone un mundo hecho de desgracias. Retratos hablados abre un espacio para las voces que relatan el impacto del crimen en sus vidas. Finalmente Notas en un diario, la última sección, habla de los modos en los que se invisibiliza, se justifica y se naturaliza una violencia que debería ser inadmisible. 


Eugenia Almeida

Publicado en Ciudad X
Febrero de 2013


miércoles, 5 de febrero de 2014

La versión francesa de "El colectivo" en el club de lectura de la ACFC




CLUB DE LECTURE du Vendredi 7 Février, à 20h00, salle de l’association à Orvault (11, allée des Tilleuls).

Après Cuba, nous nous rapprochons du Chili (du moins géographiquement !) en nous rendant en argentine avec le livre de Eugénia Almeida : L’autobus aux éditions Métaillé- poche (prix : 6,65€).

Ce roman court de 127pages, plonge le lecteur au cœur de L’Argentine profonde sous couvert de dictature.

Dans cette petite bourgade où tout le monde vit au rythme de la routine quotidienne, un étrange évènement survient : l’autobus de l’après-midi y passe sans  arrêter. Un jour, deux jours, trois jours et même quatre jours… Il se passe quelque chose, de grave sûrement, mais quoi ? L’hôtelier,  le couple illégitime qui réside à l’hôtel, le livreur à vélo, le commissaire, le garde-barrière, l’avocat et sa sœur… Tous s’interrogent et ne comprennent pas. L’attente dure, les langues se délient, les hypothèses fusent…


L’écriture de Eugénia Almeida croque les personnages avec précision,  avec humour aussi. L’atmosphère s’alourdit de page en page, la tension monte, on attend le dénouement avec presque autant d’inquiétude que les héros du livre et puis… on devine, on commence à comprendre et  tout s’éclaire!

C’est un livre aéré qui se lit presque d’une traite et qui ne laissera certainement personne indifférent !

Eugénia Almeida, née à Cordoba en 1972 vit en Argentine où elle enseigne la littérature et la communication. Elle écrit surtout de la poésie. L’autobus, son premier roman, a reçu en Espagne le prix de « Las Dos Orillas ».



sábado, 1 de febrero de 2014

Unwalkers: comentario sobre la versión francesa de "El colectivo"

L´autobus

Métailié suites par Fortino






Quand tu es bluffé par un roman de moins de cent trente pages, ayant pour décor un village de la pampa argentine pendant le règne de Perón, tu te dis celle qui l’a écrit n’est pas une manchote.

Tous les ingrédients d’une existence morne sont présents dans ce bled paumé et poussiéreux : un hôtel quasi vide au tenancier taciturne, un homme circulant à bicyclette et colportant des nouvelles plus ou moins fondées, un garde barrière dont tout le monde ignore la sobriété pour ne retenir que son alcoolisme passé, une poignée de notables engoncés dans leur cercle étriqué, une logeuse avec une réputation tout sauf immaculée, un commissaire veule et autoritaire,  le tout s’ordonnant autour de la voie ferrée et de la place où s’arrête le bus.

Et précisément, là se situent les premiers éléments perturbateurs. Alors que le bus soudain refuse de s’arrêter et poursuit son périple malgré les gesticulations de ceux qui veulent le prendre, la barrière du passage à niveau reste fermée sur ordre du sergent Garcia local. Ces deux phénomènes deviennent des sujets d’interrogation et de conversation, voire de distraction, à mesure que leur persistance perturbe la vie et les projets de quelques habitants. C’est toute une vie provinciale qui se décompose lorsque ses liens avec le monde rompent. Ainsi, Ponce, l’avocat fier comme Artaban, venu s’enterrer là pour punir sa femme de lui avoir mis le grappin dessus, perd de sa superbe lorsque sa sœur ne parvient pas à rentrer chez-elle. Comment sa prestance et son prestige ne peuvent-ils suffire à mettre fin au désordre ?

Eugenia Almeida enquille une série de scènes de vie, à la manière d’un film, pour évoquer en filigrane une réalité que son pays n’a que trop bien subie au cours de son histoire récente : celle de la lutte contre ceux que les pouvoirs autoritaires ont désignés comme subversifs, non pas au cœur du monde urbain, mais à des kilomètres de celui-ci, dans un trou qui se rêve à l’abri de toutes ces turpitudes.

A défaut de promouvoir les transports en commun à la veille de la xième conférence sur le climat qui se tient au Qatar, l’auteur nous offre un périple roboratif au pays du maté et de la poussière, grâce à un roman de première classe, auquel le personnage principal -essentiel dans toutes ces contrées d’Amérique du Sud, qui ne fait que passer, donne son titre : l’Autobus !

martes, 14 de enero de 2014

Rue des Livres: comentario sobre la versión francesa de "La pieza del fondo" II



Regarder le maté infuser ...


Après L'autobus voici un second livre étrange venu d'Argentine : La pièce du fond, d'Eugenia Almeida.

Comme avec l'autobus, la vie tranquille et endormie d'une petite ville de province est perturbée par un événement insolite ... les comportements routiniers vacillent, les langues se délient ...

Cette fois c'est un vieil homme, à demi SDF, qui s'installe sur un banc de la place.

Il ne dit pas un mot, n'ouvre pas le bec. À peine pour manger lorsque la petite serveuse du café lui apporte en douce le menu du jour.

Eugenia Almeida excelle à dépeindre l'immobilisme, l'attentisme, le caractère immuable des gens et des choses lorsque la vie s'est arrêtée : le village et ses habitants sont comme écrasés de chaleur et de soleil.

L'un des flics du village finit par embarquer le vagabond muet et l'envoie vers les psys de la ville ...

Son collègue trouve qu'il en a fait un peu trop et se met à la recherche du vieil homme, tout comme la petite serveuse du bar. Ils rencontreront une étrange psy. Ces trois-là vont se croiser, se rencontrer, s'éloigner, tournant autour de l'absence du vieil homme muet que l'on ne reverra plus : un seul être vous manque et cela suffit pour bousculer vos habitudes, pour remuer le fond de vos pensées.

Chacun part à la recherche de la clé qui permet d'ouvrir la pièce du fond, du fond de sa tête, la pièce aux souvenirs ...

Eugenia Almeida a une belle écriture sobre et sèche, sans effets ni esbroufe. Mais c'est une écriture difficile et exigeante. On avait trouvé un peu plus facile d'embarquer dans L'autobus.

Un livre où l'on découvre l'art et la manière de faire infuser le maté.






sábado, 11 de enero de 2014

El otro y su doble / Graham Greene






Graham Greene siempre fue algo reacio a los contactos con la prensa. Sin embargo, cuando Marie-Françoise Allain le propuso hacer un ciclo de entrevistas y editarlas como un libro, Greene aceptó. Posiblemente por consideración a quien se lo pedía: la hija de un viejo amigo, Yves Allain, espía francés desaparecido y asesinado en Marruecos en 1966.  Ese es el mundo de Graham Greene. El espionaje, los viajes, la literatura.

El tono de las entrevistas reunidas en este volumen es atrapante, con un ritmo que casi permite oír la conversación. Un libro valioso para los admiradores del autor, indispensable para los interesados en el oficio de la escritura.


Eugenia Almeida
Publicado en Ciudad X
Diciembre 2012






miércoles, 8 de enero de 2014

Rue des Livres: comentario sobre la versión francesa de "La pieza del fondo" I







Ce que l'on voit, c'est que nous sommes finalement des marionnettes. Tous des marionnettes.


Quelque part dans une petite ville de province, où les uns vivent à côté des autres sans les jamais se connaître vraiment, deux «personnages» font leur apparition. Deux personnages, un homme puis une femme, qui vont modifier un temps, le rapport de toute cette petite société au monde.

Un homme seul avec toutes les apparences, pour certains, d'un fou ou d'un clochard, un homme qui ne parle pas et peut-être au fond n'entend même pas. Il est assis au centre de la place et attire les remarques acerbes, mais aussi et très curieusement des gestes de quasi tendresse, d'attention. Une jeune serveuse, puis un policier, en feront leur quasi confident, eux qui de toutes évidences ont un poids au fond de la poitrine qu'ils ne peuvent plus porter. Le vieil homme semble les écouter, de cela ils sont persuadés, persuadés aussi qu'il est devenu sans le savoir leur "ami", peut-être bien le seul.

Personne ne connaît son nom, ni d'où il vient...

Dans l'hôpital tout proche, une femme d'une cinquantaine d'années, psychiatre, vient prendre ses fonctions et s'aperçoit, éberluée que tout le monde la connaît déjà... Oui, c'est bien elle, la "folle", celle dont le chef de service n'a cessé de parler depuis des années, la fille d'une ancienne patiente à lui.. Personne ne connaissait le vieil homme, tout le monde la connaît, elle, avant même de l'avoir déjà vue...

Connaître, méconnaître, prendre pour... Car tout le problème est là dans le jugement biaisé, le trop plein de pouvoirs qui donne le droit de juger, le manque d'attention.

«Ce que l'on voit, c'est que nous sommes finalement des marionnettes. Tous des marionnettes.»

Ou des poissons, pêchés, sortis brutalement hors de l'eau avant d'être éviscérés, brutalisés et dépossédés de tout et du plus intime.

«Là-bas, je n'ai jamais aimé pêcher. Les poissons on les sort blancs, épuisés, ils sont aveugles, blessés, traînés par un crochet, tirés hors du monde. Non. Mon beau-frère dit que c'est une lutte, un défi. Que le pêcheur affronte le poisson, qu'ils doivent se mesurer. Non. L'un ne perd qu'une proie ; l'autre perd la vie. Tout ce qu'on porte en soi, ce jeu de couleurs, de lignes et de choses à l'intérieur du corps, tout ça est arraché, jeté au fond de la barque, et il y en a qui parle de défi."

La métaphore du pêcheur et du poisson court tout au long du roman, lumineuse, plus parlante que n'importe quel discours. Quant à la petite pièce du fond n'est-elle pas tout autant le cagibi au fond du jardin où moisissent des cartons entassés là par un précédent propriétaire (sa vie en somme) que cet endroit oublié en chacun de nous, inatteignable, incommunicable...

Les uns et les autres... 

Un livre étrange, surprenant et captivant.



http://www.rue-des-livres.com/livre/2864247070/la_piece_du_fond.html




domingo, 5 de enero de 2014

El cordero / François Mauriac






La historia comienza con un escenario de confesión, de arrepentimiento. Un hombre llora, su mujer lo acompaña, le hace preguntas, busca entender. Hay algo, en el pasado, que los ha marcado. Aquel joven que iba de camino al seminario para ordenarse como sacerdote. Ese que se dejó alcanzar por un encuentro imprevisto.

Un libro que habla de la fe, de la vocación religiosa y de la guerra que a veces se desata entre ellas. Pero también habla de los celos, del deseo de poseer a otro, de la furia, de la confusión entre el amor y la dominación.  

François Mauriac publicó esta novela en 1954, dos años después de recibir el Premio Nobel.




Eugenia Almeida
Publicado en Ciudad X
Diciembre 2012



lunes, 30 de diciembre de 2013

Para el alivio de insoportables impulsos / Nathan Englander





Nueve relatos atravesados por la cultura judía. El juego de tensiones entre las leyes de la tradición y la irreverente realidad del mundo. Historias bordeando una pregunta que parece imposible de responder: ¿qué es ser judío?

27 escritores perseguidos por Stalin; un grupo destinado a un campo de concentración que, al equivocarse de tren, finge ser una troupe de acróbatas para salvar la vida; un encuentro inesperado en un psiquiátrico; un rabino con problemas económicos que trabaja disfrazado de Papá Noel.

Nathan Englander ha sido señalado como uno de los 20 escritores más promisorios del siglo XXI. Su principal virtud: saber utilizar el humor como una clave, como un modo subversivo, diferente, de enfrentar el horror.



Eugenia Almeida
Publicado en Ciudad X
Diciembre 2012




martes, 24 de diciembre de 2013

El día en que murió Stalin. La mujer / Doris Lessing






Doris Lessing nació en Persia –hoy, Irán– y pasó parte de su infancia y juventud en Rhodesia –hoy, Zimbabwe–. 

Cuando recibió el Premio Nobel, en 2007, su discurso –titulado Como no ganar un Premio Nobel– se centró en las desigualdades económicas y en las consecuencias culturales que provoca esta situación.

Este pequeño libro reúne dos relatos en los que se enlazan la Historia y los eventos cotidianos de la vida privada. 

En El día en que murió Stalin, una serie de personajes reacciona, cada a uno a su modo, ante la noticia de la agonía del líder soviético. 

La mujer relata el encuentro de dos ancianos –un inglés y un alemán– que, tiempo atrás, combatieron en la guerra en bandos opuestos, que han sido enemigos por lo que uno de ellos llama “los accidentes de la Historia” y que ahora compiten por la atención de una joven empleada del hotel en que se hospedan.



Eugenia Almeida
Publicado en Ciudad X
2013


sábado, 21 de diciembre de 2013

Invitación a Bertigo







El querido Eduardo Berti, abriendo la puerta de su blog  Bertigo para que escritores y artistas recomienden cinco libros.

Aquí, mi lista de sugerencias:




miércoles, 18 de diciembre de 2013

Ningún lugar sagrado - Rodrigo Rey Rosa






Rodrigo Rey Rosa es, posiblemente, el escritor guatemalteco más importante del momento.

Esta colección de cuentos se diferencia de sus otros libros porque todas las historias transcurren en Nueva York. El autor conoce bien la ciudad. Cuando tenía 22 años se instaló allí, se anotó en Artes Visuales y se puso a trabajar como intérprete en un juzgado criminal. Un aviso en el pasillo de la Escuela de Artes lo llevaría a encontrar un maestro, Paul Bowles, y un nuevo lugar de residencia: Marruecos.

Rey Rosa ha insistido en que “hay quien divide a los escritores en dos: los que tratan de explicar algo y los que tratan de explicarse algo. Yo soy de la segunda clase. No sé más que el lector al que estoy hablando. Escarbo mientras escribo.”

En estos nueve cuentos hay crímenes, gente que vive en la calle, un mendigo que caza mirlos con una cerbatana de aluminio, inmigrantes, fanáticos religiosos, cartas, criminales, sesiones de psicoanálisis, poetas, presos, extorsiones y ecos de la violencia política. El autor cuenta historias encarnadas en personajes individuales que revelan ciertas características de la sociedad a la que pertenecen.

La elección, en ciertos cuentos, de apelar al registro de cartas o monólogos puede poner al lector en el lugar de destinatario, permanentemente interpelado por esa segunda persona que se utiliza para dirigirse a otro personaje pero que, finalmente, se lanza sobre quien lee.

“Ningún lugar sagrado” fue publicado en 1998. En 2004 Rodrigo Rey Rosa obtuvo el Premio Nacional de Literatura de Guatemala. Alguna vez Bolaño dijo que la escritura del guatemalteco era “una enorme cámara frigorífica donde las palabras saltan, vivas, renacidas”.



Eugenia Almeida
Publicado en Ciudad X
Agosto 2013




domingo, 15 de diciembre de 2013

Entrevista de Christian Kupchik para el diario Crítica

EUGENIA ALMEIDA, AUTORA DE EL COLECTIVO

“Estamos muy atiborrados de lenguaje”
















En 2005 ganó con esta novela el Premio Internacional Dos Orillas, pero recién ahora fue publicada en la Argentina. Antes apareció con muy buena aceptación en varios países de Europa. Una historia distinta sobre los años de la dictadura.

Eugenia Almeida ingresó al mundo de la literatura sacando con la contundencia de Nalbandian. Eso sí: ganó su partida con infinita paciencia. Esta cordobesa de Unquillo –de donde también es natural el tenista– escribió El colectivo, en 2003, y lo envió al Premio Internacional Dos Orillas, que falla cada dos años. Supo que su novela había sido elegida en 2005 y el premio consistió en la edición simultánea en cinco países, Francia, Grecia, Portugal, Italia y España. En 2007 se vieron las ediciones originales –fue todo un éxito en Francia– y, finalmente, este otoño llegó a la Argentina publicada por Edhasa.

“Fue una larga espera, en función de mi interés por saber cómo sería leído aquí”, afirma Almeida. La historia de El colectivo es, en apariencia, simple. Durante los 70, en un pueblo insignificante, el único colectivo de línea que comunica con el exterior comienza a pasar sin detenerse. Eso desata una serie de intrigas en el pequeño micromundo donde la influencia del contexto social es vista con lente de aumento.

– ¿Le sorprendió la aceptación que tuvo la novela en Europa?

– Sí, me sorprendió mucho. Me pregunté qué habrían leído. Pero después me di cuenta de que Europa no está a salvo de historias espinosas, y supongo que lo que cuenta el libro, los gestos menores, pequeños, la cosa cotidiana, no debe ser tan diferente en un pueblo de Córdoba que en otro de Grecia o Portugal.

– Muchos personajes de la novela eligen ser testigos de la situación sin intervenir demasiado, como cómplices de una historia que no entienden.

–Hay muchos personajes que “hacen” y otros que “no hacen”, y no hacer muchas veces es colaborar. Si frente a una situación de injusticia no intervengo, no hacer no me salva, por el contrario, me condena. Tengo, a nivel personal, una gran pregunta sobre la dictadura. La viví siendo niña, de modo que en ese momento no me podía dar explicaciones políticas. Todo lo que me atravesó fue emocional, sin codificar ni racionalizar. Hay una pregunta que, si se quiere, es infantil: ¿Por qué millones fueron sometidos por miles?

–Los personajes del pueblo parecen anestesiados por el mensaje de los medios: la realidad es lo que dice la radio o el diario.

–¡Hablando de coincidencias históricas! Muchas de las cosas que pasan en la novela están tristemente vigentes. Eso de no poner en duda algo simplemente porque lo dice el diario o la radio es terrible; habla de cómo se ha anulado el espíritu crítico.

–También ocurre que existe una particular percepción del tiempo: vivimos atados a un presente continuo, y los sucesos de la dictadura muchas veces se ven como un pasado lejano.

–Si uno piensa el tiempo desde lo estrictamente biológico, es ridícula esa percepción. Me pongo de ejemplo: tengo 36 años, de modo que tenía cuatro cuando la dictadura irrumpió. Quiero creer que todavía soy una mujer joven, que ni siquiera ha llegado a la plenitud de mi capacidad vital y laboral. Es lo mismo que ocurre en Europa, que cuando hablás de la Segunda Guerra te dicen: “Bueno, eso fue hace un montón”. ¿Hace un montón? ¿Un montón de quién, de tu papá o de tu abuelo? Hace un montón en realidad es la Edad Media. Las tragedias históricas no dejan de ser nunca.

–El estilo narrativo muestra un despojamiento muy bien trabajado.

–Pretendo ser lo más fiel posible a lo que veo. A veces, me gustaría que mis personajes hicieran otras cosas, vivieran de modo diferente, pero los veo de esta forma y no puedo hacer nada en contrario. Intento no juzgar, ya que mi opinión no le va a servir a nadie. Y con respecto al despojamiento, eso es algo que sale, me molesta todo lo que sobra, y lo que sobra no suma. Estamos muy atiborrados de lenguaje.

–¿Qué escritores toma como modelo?

–Bueno, muchos. Descubrí hace poco a Irène Némirovsky y me pareció una maravilla. Pero también Marguerite Duras, la Yourcenar, Silvina Ocampo.

–Todas mujeres.

-No, también hay hombres: Albert Camus, y muy en particular Georges Simenon. Creo que justamente él es un maestro en mostrar toda la complejidad del ser humano sin juzgarlo. Es un maestro.

¿Como le gustaría que se leyera el libro?

–Me gusta pensar que el libro puede abrir otras maneras de ver la realidad.



Christian Kupchik
Publicado en Diario Crítica
28.05.2009




jueves, 12 de diciembre de 2013

El campo de golf del diablo - Paola Kaufmann







Sólo tuvo tiempo de publicar tres libros. Y es una pena. Hay que leer a Paola Kaufmann para dimensionar las obras que nos hemos perdido. 

Escritora y científica doctora en Física y en Neurobiología, especializada en ritmos biológicos sabía cruzar esas dos maneras de ver el mundo en una maniobra impecable. 

Murió en septiembre de 2006, a los 37 años.  

Este breve libro de cuentos –ganador del premio del Fondo Nacional de las Artes– es una buena puerta de entrada para conocer el tono de voz tan personal que tenía Kaufmann y que, lamentablemente, no volveremos a oír. 



Eugenia Almeida
Publicado en Ciudad X
Febrero 2013




viernes, 6 de diciembre de 2013

Z - Vassilis Vassilikos





El 22 de mayo de 1963, el diputado izquierdista Gregoris Lambrakis es asesinado por un grupo paramilitar. 400.000 personas acompañan su cortejo fúnebre. En las paredes de la ciudad, cada día, aparecen pintadas  en su memoria. La investigación del crimen produce una conmoción política en Grecia.

A partir de esta historia real, Vassilis Vassilikos escribió una extraordinaria novela que luego sería adaptada al cine por Costa-Gavras. 

Para quien ha visto la película, para quien quiere saber algo más sobre la historia griega, para quien sabe que las dictaduras, finalmente, siempre se parecen. 



Eugenia Almeida
Publicado en Ciudad X
Febrero 2013



martes, 3 de diciembre de 2013

Les Inrockuptibles. Comentario sobre la versión francesa de "El colectivo"





« Ce livre semble écrit avec trois bouts de ficelle. Et c’est ainsi, sans le moindre effet de manche ni la plus petite tendance au didactisme, qu’Eugenia Almeida offre à son texte une puissance peu commune, une vraie force critique. »