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domingo, 14 de julio de 2013

Mordzinski + Le marathon des mots + Toulouse = felicidad


Fernanda García Lao, Eugenia Almeida, Claudia Piñeiro y Elsa Osorio. 
MORDZINSKI para Moleskine literario


 

 

 

 

 

 

 

 

 



Fotos de Daniel Mordzinski



en el festival Le marathon des mots

http://www.lemarathondesmots.com/presentation



cedidas a Moleskine literario

 http://ivanthays.com.pe/post/55143395871




sábado, 13 de julio de 2013

Biblioblog: comentario sobre la versión francesa de "El colectivo"



L'autobus - Eugenia Almeida

Par Dédale 

Une petite ville du fin fond de l'Argentine – mais cela pourrait se passer partout ailleurs – un voyageur de commerce et sa bonne amie attendent un autobus pour pouvoir rentrer chez eux. Mais plusieurs jours de suite, l'autobus ne s'arrête pas. Tout le village s'interroge, les réactions diffèrent.
Si le couple décide de partir à pied en suivant la voie ferrée, Maître Ponce fulmine. Sa sœur Victoria venue en visite, ne peut rentrer chez elle. Il prend cette situation pour une attaque personnelle. Trop imbu de son statut d'avocat, il se considère rabaissé. De toute façon, le village n'a jamais admis qu'il s'installe dans une maison de l'autre côté de la voie. Il ne veut pas admettre qu'il est comme tous les autres, pris dans cette tourmente.

Ce village est coupé en deux par la voie ferrée, symbole parfait de la scission de la population. Un côté bourgeois, refermé sur lui-même, qui n'aime pas les changements et qui a des avis très arrêtés sur tout le monde et sur tout. De l'autre, les parias, les paysans, les pauvres, enfin… les autres.

Entre l'autobus qui ne s’arrête plus, les barrières de la voie ferrée maintenues baissées sur ordre des autorités, les ordres et contre-ordres pour le commissaire local, il s'est passé quelque chose de grave dans le pays que tout le monde ici ignore.

Seuls Ruben, le cafetier hôtelier et Gomez, le livreur à vélo semblent plus lucides sur la situation. Ils sont inquiets pour l'avenir. Victoria en sait aussi beaucoup, elle,qui est de la grande ville.

Eugenia Almeida nous plonge dans un huit clos parfait. Ce village est un échantillon de l'Argentine sous le gouvernement Perón au moment de l'arrivée des militaires au pouvoir. L'orage gronde sans jamais éclater. Des livres disparaissent de la bibliothèque, les militaires font mouvements autour de la petite ville, la police lance des recherches de terroristes. C'est l'installation de la dictature.

La radio, seule source d'informations extérieures ne dit rien d'essentiel sauf « la nouvelle de quatre buts qui ont tout changé » (référence à la coupe du monde de football).

Effrayante histoire où les décisions des autorités, actions de l'armée sont éludés. La tension monte peu à peu justement en raison de la chape de silence. Étrange paradoxe pour ce village où tout se sait rapidement, aucun secret ne peut être gardé. Partout l'armée étend implacablement sa noire main sur les êtres et les esprits. Soyez rassurés, braves gens, les autorités veillent sur votre sécurité.
Vous devriez savoir que, dans le cadre de ce travail, on ne pose pas de questions. Pas de paperasse, vous brûlez ce que vous avez déjà rédigé, vous ne posez pas de questions et vous oubliez. C'est clair ?
Effrayant aussi de voir comment une certaine partie de la population adhère rapidement ou reste indifférente aux actions des autorités contre les « subversifs » toujours extrêmement dangereux.
Alors, oubliez. L'information, c'est nous qui la centralisons. Tout est réglé. Quand le chien est mort, la rage est finie.
Belle surprise que ce roman d'Eugenia Almeida mené de main de maître. Pas un mot de trop, le ton juste, rien de dramatique, jouant de la concision, des ellipses et des questions laissées sans réponses, l'auteur mène ses personnages et ses lecteurs par le bout du nez.
A lire et réfléchir ensuite à l'aune de notre monde actuel.

Dédale

Extrait :
Et jusqu'à quand devrai-je laisser la barrière baissée ? Et ce wagon qui bouche la voie. Et jusqu'à quand l’autobus va-t-il passer sans s'arrêter ? Bien sûr, pas de paperasse. Oublier. Mais ici, ils ne vont pas oublier comme cela. Cinq soirs que l'autobus passe à fond de train. Tant qu'ils ne sauront pas sur la vie et l’œuvre du voyageur de commerce et de sa petite ami, ils n'arrêteront pas. Ces types de la ville ne comprennent rien. L'armée. Quel rapport entre l'armée et le voyageur de commerce ? L'armée, elle ferait mieux de s'occuper de l'histoire de la barrière. De déblayer le chemin le plus tôt possible. On dirait qu'ils font cela pour le plaisir de faire chier. Comme si la gamine allait venir ici. Si elle est en fuite, elle ne va pas aller se fourrer dans un petit village. Moi j'irais en ville, dans la foule, là où personne ne connaît personne. Dix-huit ans. Est-ce qu'elle sait qu'elle est recherchée ? Si ça se trouve, même pas. Et alors elle peut débarquer. Et moi il faudrait que je l'attrape avant de les appeler. Où au fait ? Ils ne m'ont même pas dit…


Publicado en Biblioblog
15 de octubre de 2012
http://www.biblioblog.fr/post/2012/10/15/L-autobus-Eugenia-Almeida

viernes, 12 de julio de 2013

La balandra







Un año en el mar

Tiempo atrás, la escritora Alejandra Laurencich recibió una propuesta casi increíble: hacer una revista literaria, la que ella quisiera, con el equipo que eligiera y las características que quisiera darle. Quien hizo el ofrecimiento, dispuesto a financiar el emprendimiento, prefirió quedar en el anonimato.
Después de pensarlo bastante, Laurencich se largó a crear La Balandra / Otra narrativa, una de las más bellas revistas literarias que ha tenido Argentina.  Y esa belleza radica en lugares bastante inéditos para lo que conocemos como “periodismo literario”.
Para empezar, el lenguaje limpio y despojado. No hace falta ser un iniciado para leerla. No hay referencias crípticas, no hay fronteras de “admisión” que dejen afuera a quienes desean acercarse al mundo de la literatura simplemente desde la pasión de conocer.
Luego, la decisión de darles un lugar a todos los que construyen el mundo de los libros (los escritores, claro, pero también los editores, los traductores, los bibliotecarios, los agentes literarios, los libreros, las instituciones, los lectores).
La belleza de La Balandra habita también en el formato. Papel grueso, márgenes amplios, una tipografía que colabora con la lectura, un delicado trabajo con las imágenes. Méritos del excelente diseñador Willy Weiss. 
Con el objetivo de dar a conocer la “otra” narrativa, la revista nos permite conocer nuevos autores, escritores injustamente olvidados y narradores extranjeros aún no publicados en Argentina. Estructurada en secciones fijas, de aparición trimestral y con cuatro números ya editados, La Balandra se asoma al oficio de escribir a partir de la puesta en común de diversas experiencias. “Debates”, la sección más extensa, aborda en cada número problemáticas diferentes (“¿Un escritor nace o se hace?”, “¿Corregir o no corregir?”, “¿Imaginación o experiencia?”, “¿Pagar por editar?”). El modo de presentar el tema dice mucho del espíritu de la revista: se parte de una pregunta, de una búsqueda, no de una programática o una prescripción. 
Da un placer especial la inclusión de la siempre polémica y valiente Elsa Drucaroff como columnista permanente. Se celebra, también, la presencia de Silvina Friera, una de las periodistas más interesantes de Argentina.
Siempre que hay una buena noticia, el primer impulso es compartirla. La Balandra cumple un año. Búsquenla. Pueden empezar por consultar su página web: www.la-balandra.com.ar 
Va, en nombre de los muchos lectores, un agradecimiento especial a quién, sin revelar su nombre, permitió que este extraordinario equipo pudiera zarpar.
  
Eugenia Almeida
Pûblicado en Ciudad X, diciembre de 2012






viernes, 5 de julio de 2013

Querido Inspector







Georges Simenon


Obras Completas – Tomo I


Eran los primeros meses de la democracia. Había una algarabía, un revuelo, una alegría de estar en la calle. Por esos días era habitual ver en los quioscos de revistas unos libros grandes, de tapa negra, letras doradas y un pequeño recuadro rojo en el centro. Hyspamérica lanzaba su colección “Grandes maestros del crimen y misterio” que editaría títulos de Conan Doyle, Agatha Christie, Chandler y Ruth Rendell, entre otros.

Treinta años después, si uno recorre las librerías de usados puede encontrar alguno de esos libros. Cuando se advierte esa típica tapa negra en alguna estantería, ya se sabe que uno ha encontrado algo bueno. La alegría es mayor si se trata de alguno de los libros que recopilan el trabajo de Georges Simenon.

Considerado uno de los referentes indiscutibles de las novelas de suspenso psicológico, la obra del escritor suele dividirse en dos grandes grupos: los “Simenon” son aquellas novelas más profundas y oscuras que se despliegan en diversos escenarios. Los “Maigret” son las historias protagonizadas por su personaje más famoso: Jules Maigret, inspector de la Policía Judicial francesa.

El Tomo I de las Obras Completas incluye tres títulos.

Las investigaciones de Maigret es una recopilación de nueve cuentos. Simenon es un especialista en los tiempos de la novela y estos relatos quizás no se extienden lo suficiente para poder valorar la maestría del autor. Sin embargo, ofrecen una pequeña muestra del carácter y el método de investigación de Maigret, ese hombre de impermeable que suele sentarse en los bares, cerca de una estufa, y piensa en el caso por resolver mientras vacía su pipa golpeándola contra el taco de sus zapatos. El que, desde su despacho, hace una pausa para pedir que le suban algo de la cervecería Dauphine y mientras espera deja que las frases que ha retenido su mente circulen sin ninguna traba, hagan su juego, decanten solas hasta revelarle aquello que ha estado buscando. Alguien capaz de comprender la complejidad de la especie humana y el peso de ciertas pasiones cuando no encuentran lo que esperaban. Maigret busca pensar como los otros, entrar en los temores, los deseos, las convenciones sociales y las creencias de aquellos a quienes debe interrogar. Conoce esos pequeños ambientes –familiares, laborales, afectivos– en los que la gente apenas tiene espacio y se ve asfixiada por relaciones que parecen no tener vía de escape o tenerla sólo en la tragedia.

Simenon tiene una increíble capacidad para crear climas. Bastan apenas unas páginas para sentirse dentro de esas tabernas, esos despachos, esas oficinas de la Policía Judicial en el Quai des Orfèvres, esas calles, esas habitaciones de pensión, ese departamento del Boulevard Richard-Lenoir.

El loco de Bergerac encuentra a Maigret herido por un disparo, confundido con un criminal por las autoridades locales y luego convaleciente en un hotel desde el cual logrará, con la ayuda de su esposa, desentrañar la raíz de tres ataques que han sufrido mujeres de la región. Con una aparente ingenuidad sin grietas y un tono irónico que avanza imperceptiblemente, Maigret logrará evidenciar los secretos que suelen ocultarse en una población pequeña.

En Maigret y el Liberty Bar el inspector ha sido enviado a la Costa Azul para investigar un asesinato. Un auto choca, dos mujeres bajan corriendo y escapan llevándose unas valijas. Son perseguidas y detenidas. Al registrar su casa, la policía descubre un cadáver enterrado en el jardín. El comisario comenzará una recorrida por las calles de Cannes y finalmente llegará al bar que da título a la novela. Un lugar en el que encontrará algunas respuestas y un ambiente diferente, el de “la casa donde nunca se habla del pasado”.

Eugenia Almeida


Publicado originalmente en Ciudad X el 27 de junio de 2013 




jueves, 4 de julio de 2013

El Festival Marathon des mots en La Nación

Último tango en Toulouse

Por Maximiliano Tomas |  Para LA NACION













Si en algo coinciden hoy la Argentina y España es en los problemas que enfrentan los pasajeros en sus mayores aeropuertos, Barajas y Ezeiza. Los conflictos de la empresa Intercargo (gestionada por integrantes de La Cámpora) en Buenos Aires, y los diversos reclamos de los empleados de Iberia, en Madrid y Barcelona, hicieron que las delegaciones de escritores argentinos que debían viajar a Toulouse, Francia, para participar de El Marathon des mots (Festival de las Palabras), llegaran con casi un día de retraso. Nada trágico, desde luego, pero algunos invitados, como Martín Kohan o Damián Tabarovksy, se vieron forzados a ir directamente del aeropuerto, después de dieciocho horas de viaje y demoras, a sus respectivas charlas. Solo lo que vendría después, un festival organizado con profesionalismo y eficiencia, y que involucra a buena parte de la ciudad y sus habitantes, hizo que el malhumor generalizado pudiera desaparecer rápidamente.

Toulouse, apodada "la Ciudad Rosa" por sus construcciones de ladrillo a la vista, y famosa por ser la preferida del exilio español antifranquista (y por la exhibición de una placa dorada en la fachada de un angosto edificio de tres pisos que dice que allí nació un cantante de tango llamado Charles Gardes), tiene menos de 500 mil habitantes y es la cuarta comuna francesa detrás de París, Marsella y Lyon. La semana pasada fue sede de la octava edición del Festival de las Palabras, un encuentro que se presupone literario pero cruza diversas actividades (charlas, conferencias, entrevistas públicas y lecturas) y disciplinas (literatura, pero también danza, teatro, cine y música), donde Buenos Aires era la ciudad invitada de honor. Hacia allá fueron, pese a asambleas de empleados y cancelaciones, escritores argentinos como Eugenia Almeida, Pola Oloixarac, Ernesto Mallo, Samanta Schweblin, Fernanda García Lao, Eduardo Berti, Andrés Neuman y Alan Pauls.

Saben que la literatura se piensa y se hace en soledad. Tal vez por eso, ninguno imaginaba que Toulouse los fuera a recibir con salas llenas
Traducidos al francés, y también a otras lenguas, la mayoría de ellos tiene, a esta altura, millas acumuladas en el arte de la exhibición de sus figuras públicas. Y saben que la literatura se piensa y se hace en soledad. Tal vez por eso, ninguno imaginaba que Toulouse los fuera a recibir con salas llenas en cada uno de los encuentros en los que participaran. No importa dónde se realizaran, ni cuál fuera el tema: a diferencia de lo que suele suceder en Buenos Aires, la gente se agolpaba para escucharlos. No sería la única sorpresa: Toulouse, que tiene apenas la mitad del tamaño que Buenos Aires, cuenta con tantas librerías como la capital porteña, algunas de ellas (como Ombres blanches ) realmente impresionantes por la cantidad y la calidad de los fondos editoriales exhibidos. En el pequeño casco histórico de la ciudad hay más de diez, sin contar las cadenas, algunas dedicadas de forma exclusiva a la ciencia ficción, al policial o a los cómics.

¿Por qué en cada una de las actividades había cincuenta, cien, trescientas personas? ¿Por qué en la Feria del Libro o en el Festival Internacional de Literatura de Buenos Aires (Filba) no pasa lo mismo cuando los invitados son escritores de ficción y no celebridades mediáticas o premios Nobel? Tal vez sea una cuestión de dimensiones: muchas de ellas se concentraban en pocas cuadras a la redonda, y el público podía ir a pie de un lado a otro. O de comunicación: en cada esquina de la ciudad había un cartel que recordaba el desarrollo del festival. O de calidad de jubilación: el noventa por ciento de los auditorios estaban compuestos por mujeres de sesenta años o más. O, quizá, todo se deba a su fuerte carácter performático. Muchos de los encuentros eran simples lecturas de obra, para las que los organizadores habían convocado a reconocidos actores del cine y el teatro francés. ¿Iba el público a ver a los intérpretes o a los interpretados? ¿Será cierto, finalmente, como comentaba uno de los escritores argentinos, que la industria editorial francófona es la única que no da pérdidas en la actualidad debido al arraigado hábito de lectura de los franceses?

Toulouse, que tiene apenas la mitad del tamaño que Buenos Aires, cuenta con tantas librerías como la capital porteña

Alentados por el volumen de los auditorios, los escritores que representaron a Buenos Aires soportaron con estoicismo las preguntas del público, que (y en esto no suele haber variaciones: las expectativas del mundo hacia la Argentina siguen siendo las mismas, es decir, pocas) inevitablemente convocaron los nombres de Borges, Gardel, Perón y Maradona, y tópicos como la crisis, el tango o el fútbol. Kohan aceptó el desafío y deconstruyó algunos de los mitos argentinos con humor ("¿Qué nos pasó que no fuimos la potencia que estábamos destinada a ser? Nada especial. Lo cierto es que somos un país como cualquier otro. Son nuestras fantasías megalómanas las que nos frustran") y Pauls hizo otro tanto hablando de la pérdida ("Solemos pensar que la derrota no está tan mal. Y ese es un sentimiento profundamente argentino"). A Tabarovsky no le consultaron, como sucedió en un festival de literatura hace algunos años, sobre la filiación nazi de Perón. Pero al final de una de sus charlas le preguntaron, después de haber estado hablando de cualquier otra cosa, por qué creía que no se leía tanto la poesía de Borges: "Sencillamente porque Borges no era un buen poeta", contestó. El público francés reía y participaba, compraba libros de los argentinos, se los hacía autografiar y miraba el programa en busca de la próxima mesa. Cada tanto se daba vuelta al toparse con las figuras singulares de Amelie Nothomb o María Kodama. La máquina literaria recibía una nueva inyección de lubricante. Pedir más hubiera sido pedir, verdaderamente, demasiado.

http://www.lanacion.com.ar/1597927-ultimo-tango-en-toulouse

domingo, 30 de junio de 2013

El Festival Le marathon des mots según Patricia Kolesnicov

Toulouse copada por la literatura de Buenos Aires y sus escritores

Autores porteños y franceses comparten entrevistas, debates y lecturas de obras escritas en las dos orillas.


Piñeiro, Salem y Berti en una clásica foto de Daniel Mordzinski














Pongamos que uno dice “Samanta Schweblin”, que dice “Martín Kohan”, “Andres Neuman” “Elsa Osorio”, “Damián Tabarovsky”, que dice “Alan Pauls”, “Pablo De Santis”, “Pola Oloixarac”, “Laura Alcoba”, “Fernanda García Lao”, “Eduardo Berti”, “Carlos Salem”, “Eugenia Almeida” “Ernesto Mallo”. Pongamos que uno dice –y es decir– “Alberto Manguel”. Que dice “Claudia Piñeiro” incluso. ¿Imagina un montón de gente esperando para escucharlos? Pongamos, encima, que uno dice todos esos nombres, o cada uno de ellos en una ciudad de provincia de otro país. Toulouse, pongamos. Que no es cualquier ciudad, pero ya veremos. ¿Un festival de literatura con escritores argentinos en Toulouse? Sí, este año la ciudad de Buenos Aires es la invitada de La maratón de las palabras. Y las salas se les llenan a todos los arriba mencionados.

Como a los jujeños, a los tolosanos les da “el viento de la locura” una vez por año. En Jujuy el viento del norte, en Toulouse el del sur, en ambos el que trae el calor. Pero suele pasar, en mayo, así que debe ser amor a la literatura lo que los hace sentarse a escuchar los debates, las entrevistas y, sobre todo, a escuchar como algún actor o actriz lee la obra de autores cercanos y lejanos. Franceses y argentinos en este caso. Pierre Arditi quizás sea el más famoso de los lectores. Y entre las obras que se leyeron, Santa Evita, de Tomás Eloy Martínez, Felices los felices, de Yasmina Reza, El viajero del siglo, de Andrés Neuman.

Pero la estrella absoluta es Amelie Nothomb y nadie dejó de verla ayer, cuando llegó a un almuerzo en que estaba todo-el-mundo vestida de negro y con una especie de sombrero de novicia rebelde. Llegó, se sentó y a otra cosa. ¿Una pose? “Es que ella sí está completamente loca” fue la frase con que describió a la autora de Biografía del hambre un periodista y admirador. Unas horas más tarde, la autora belga nacida en Japón habló en el auditorio de Saint Pierre des Cuisines, un lugar que fue una Iglesia desde el siglo V. Dos entrevistadores le preguntan por el sombrero. ¿Es la construcción de un personaje? “Estoy muerta de miedo”, dice, tan ella misma como siempre. “En la construcción de un personaje el sombrero es importante. Y soy supersticiosa. Pero el sombrero es más que una superstición, es un casco. Es cierto que protege”.

El festival está por toda la ciudad, en librerías, centros culturales, auditorios. No lejos de donde habla Nothomb charlan los argentinos Alan Pauls y Pola Oloixarac con el francés Patrick Deville, autor de Peste y cólera (de pasó, acá está también el Hospital de la Grave, creado hacia el siglo XII, y donde se dice nació Gardel). El presentador define la novela Las teorías salvajes, de Oloixarac, como “comedia filosófica” y le comenta a Pauls, autor de Historia del dinero lo parecidas que son en francés las palabras “argent” (dinero) y “Argentine” (Argentina). Pauls es amable y no contesta que claro, vienen del mismo lugar.

Los dos, Pauls y Oloixarac, pasaron meses en la residencia para escritores de Saint Nazaire, al oeste de Francia. De eso hablarán, de su relación con Francia. En idioma loca Pauls contará que, aunque Buenos Aires es portuaria, “su” ciudad (vive en Palermo) siempre estuvo lejos del puerto. Y que le resultaba una alucinación ver, en Saint Nazaire, cómo pasaban transatlánticos por debajo de su balcón. Pero además, dijo, esos meses cambiaron mi visión de la literatura”.
Oloixarac estaba acostumbrada a los puertos; su padre es marino. Y escribir cruzando el Atlántico. Pero lo que le interesa, dijo, es “cómo hacer la revolución hoy” cuando vivimos “en sociedad de la vigilancia”.

Unos minutos de subte–tren más lejos, en una librería, Carlos Salem y Claudia Piñeiro respondieron preguntas del público. En el caso de Piñeiro, sobre todo acerca de Las viudas de los jueves y de Betibú, pero también de Elena sabe.

Un rato después, en el mismo lugar, Elsa Osorio, Eugenia Almeida y Ernesto Mallo hablan sobre la dictadura. Es imposible un encuentro con argentinos en el que no se hable de la dictadura, está metida en los huesos, en los textos, en las pequeñísimas biografías de los participantes donde hay varios exiliados entre los mayores, varios hijos del exilio entre los jóvenes. Acá tampoco queda un lugar, Piñeiro se sienta en el piso. Abre Osorio, autora de A veinte años, Luz, la historia de una chica que busca su identidad, publicada en 1998. “Entonces había chicos que las abuelas habían encontrado, pero todavía no se conocían chicos que buscaran su origen”, contó. Y que quiso que la novela saliera en España, donde vivió entre 1993 y 2005. “En España”, recordó el coordinador, “los franquistas también se apropiaron de chicos”. “En España hubo un pacto de silencio”, cerró Osorio. “Pasaron años, años, años sin hablar”.
Eugenia Almeida (1972), autora de El colectivo, dijo que escribió sobre la dictadura casi sin darse cuenta, (tenía 4 años cuando empezó). Y que hizo falta la democracia para ver qué más había afuera.
“Pienso en la dictadura en términos personales”, contrastó Mallo, que tenía casi 30 años cuando el comunicado número 1. “La historia de la aguja en el pajar estuvo dando vueltas 25 años en mi cabeza, hasta que un día el absceso se abrió y salió todo junto”.
En la estación de subte, para volver, suena “Taquito militar”. En la plaza, a la noche, se baila tango. Buenos Aires está en Toulouse y se nota. Y saca pecho por ahí Hernán Lombardi, ministro de Cultura porteño y realizador de esta movida. Cuenta un pajarito que ahora planea llevar a Arditi a Buenos Aires. Pero falta.

Patricia Kolesnicov


jueves, 27 de junio de 2013

Centre National du livre: Le marathon des mots

Manifestation soutenue du 27 au 30 Juin 2013

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Marathon des mots

Toulouse, Midi-Pyrénées
 
Du 27 au 30 juin à Toulouse, le Marathon des mots met à l’honneur des écrivains, des essayistes et des poètes, avec au programme : lectures à voix haute, forums et rencontres, spectacles littéraires et musicaux, avec les librairies toulousaines.

Cette 9e édition a pour thème Gens de Buenos Aires avec plusieurs temps forts autour de Jorge Luis Borges, Alfredo Arias, Copi... Au cœur de la programmation, se détachent aussi plusieurs grands cycles thématiques qui invitent le public à rencontrer ou découvrir des grands noms et des grands textes de la littérature mondiale. Le cycle Couleurs belges propose un salut à l’œuvre du poète Eugène Savitzkaya, en présence de l’auteur, un grand hommage à Georges Simenon et un Marathon France Culture le samedi 29 juin, de 15h00 à 20h00, entièrement consacré à Amélie Nothomb, en direct et en public de Saint-Pierre des Cuisines.
Pendant les trois jours, les théâtres, bibliothèques, musées, places et librairies de la ville vous invitent à rencontrer de nombreux auteurs français et étrangers, dont Laurent Gaudé, Elsa Osorio, Martin Kohan, Alan Pauls, Jean-Baptiste del Amo, Eugenia Almeida...














http://centrenationaldulivre.fr/fr/actualites/aid-158/actualite-le_marathon_des_mots

miércoles, 26 de junio de 2013

Fanny Cottençon lit "La pièce du fond" d'Eugenia Almeida













Un talent à découvrir ! Après un premier roman L’autobus paru en 2004, Eugenia Almeida, chanteuse, romancière et journaliste, évoque dans ce roman bouleversant le pouvoir sous ses formes les plus perverses. 

Lecture interprétée par la comédienne Fanny Cottençon, en présence de l'auteur. 

Dimanche 30 juin 2013 à 11h30
au Cloître des Jacobins, Place des Jacobins à Toulouse.




 
Fanny Cottençon est une actrice et productrice française née en 1957 à Port-Gentil (Gabon). Elle a suivi les cours de Blanche Salant à l'Atelier International de Théâtre. En 1983, elle a obtenu le César de la meilleure actrice dans un second rôle pour le film L'Étoile du Nord de Pierre Granier-Deferre. On la voit ensuite dans Les fausses confidences de Daniel Moosmann, Tant qu'il y aura des femmesde Didier Kaminka et Les Saisons du plaisir de Jean-Pierre Mocky en 1988. En 2009, on la retrouve au Théâtre de la Commune dans la pièce Après la répétition d'Ingmar Bergman, mise en scène par Laurent Laffargue. En 2011, elle est à l'affiche du Jour de la grenouille de Béatrice Pollet.


http://www.lemarathondesmots.com/invites/fanny-cottencon?id_type_invite=2

http://www.lemarathondesmots.com/evenements/fanny-cottencon-lit-la-piece-du-fond


jueves, 6 de junio de 2013

Literatura y compromiso








El debate es siempre actual y urgente: ¿Cuál es la relación entre literatura y realidad? ¿Los escritores deben comprometerse con su tiempo? ¿Y cómo? ¿Qué es dar testimonio? ¿Es válido pedirle al arte una función política? ¿Hay alguna expresión humana que pueda realizarse desde un lugar no político?

El debate es infinito y necesario. A veces el modo de participar es crear una obra. Y aquí está, sumándose, un libro valiosísimo. Que ya desde el título marca el espacio que quiere –y logra– ocupar: habitar el grito. 

El 29 de abril de 1976 hubo una enorme quema de libros en el Regimiento de Infantería Aerotransportada de La Calera. Quemaron obras de García Márquez, Cortázar, Neruda, Bayer, Galeano y tantos otros que fueron considerados peligrosos para un régimen sostenido en el discurso único. Una verdad. Y toda otra voz, a la hoguera.

En 2012, el Espacio de Memoria La Perla, propuso una actividad que, de algún modo, respondiera a aquella quema: una creación colectiva que ampliara los espacios en los que podemos decir las cosas, abrir las voces, nombrar, poner el cuerpo y habitarlo.

Hubo encuentros, talleres, charlas y rondas de lectura. La propuesta fue pensar la historia de la poesía en América desde el eje Memoria, Verdad y Justicia. Como parte de ese proyecto llega Habitar el grito. Poesía y Memoria en La Perla. 27 autores nacidos entre 1952 y 1992, una obra en la que se cruzan, en una construcción coral, las voces nuevas y las consagradas, en pie de igualdad. A los poemas se suman las ilustraciones de Fabio Egea y tres charlas dictadas en el marco de estos encuentros.

Se trata de una obra valiosa en muchos sentidos: por lo que dice, por cómo lo dice y porque es testimonio de trabajos que van contracorriente, volviendo a lo comunitario. Valiosa, también, por el destino de los fondos que se obtienen con su venta. El libro puede conseguirse en el Archivo Provincial de la Memoria a través de un bono contribución que permite sostener las actividades que acompañan el desarrollo de la “Megacausa La Perla”, el juicio más grande contra el terrorismo de Estado en Córdoba.

Como lectores, como ciudadanos, como parte de esta Historia tan presente, estamos invitados a participar. Porque, como dice Ramiro Pros en uno de los poemas del libro: “el mundo que nunca hay que olvidar / ese mundo siempre es el de ahora”.

Eugenia Almeida
Publicado originalmente en Ciudad X   


jueves, 25 de abril de 2013

Lecturas: "Dos veranos" - Elvira Orphée



Las palabras y las cosas


"A alguien de mi familia lo debe haber picado una víbora. Desde que amanece estoy rabioso". Con las dos primeras frases de esta novela extraordinaria, Elvira Orphée abre el juego mostrando el hueso de la historia. Cuánto de nuestra vida podemos explicar en base a nuestro origen. Esas herencias turbias que el pasado convierte en huella. Lo que somos y no hemos podido elegir. Nuestra piel, nuestra familia, nuestro lugar en un mapa dibujado por el poder.

Sixto Riera tiene 13 años. Es indio. Es huérfano. Es el criado de una familia a la que ha sido llevado para trabajar y adonde ha aceptado ir para tener algo de comer. Se encarga de cuidar a la señora, inmovilizada en su cama desde hace 15 años. Cada día se enfrenta a ese mundo que sabe ajeno. El mundo de los blancos, de los que tienen dinero, de los que saben decir las cosas. Sixto pelea con el lenguaje y sabe que allí hay una puerta. Cree que si pudiera decir lo que quiere, su lugar en el mundo sería otro. El poder y el linaje se expresan en el color de la piel y en el uso del lenguaje. Están los negros, los indios, los sucios, los pobres, los que no saben cómo decir. Y están los otros: los blancos, los rubios, los dueños de todo, incluso de las palabras.

La frontera se marca a través de la burla, la ofensa, la opresión y el desprecio. Un acorralamiento permanente en la calle, en la escuela, en la casa, en la familia. El noroeste argentino está tan presente en la historia que es difícil explicitar cómo lo logra Orphée. Los duendes de la siesta, el diablo como una aparición posible y cotidiana, los fantasmas habitando los animales, el mundo como un escenario misterioso donde cada cosa puede ser otra, los perfumes, los colores, las texturas, la presencia innegable y pesada de los cuerpos, la naturaleza siempre atravesando la vida de la gente.
Elvira Orphée parece uno de esos grandes músicos que, al tocar, nos hacen creer que es sencillo lo que en realidad es absoluta maestría, conocimiento perfecto del instrumento. Hay que recordar que, aunque hoy la autora es reconocida como una de las voces más singulares de la literatura argentina, cuando publicó este libro sólo tenía 26 años. La novela funciona como una piedra que golpea en plena frente. De ese golpe viene un dolor luminoso, un instante de explosión que permite comprender la dureza, la injusticia, la tragedia del oprimido. Uno se deslumbra, ve algo que, de tan presente, estaba escondido. Y logra sentirlo como propio.

Dos veranos, por Elvira Orphée, Eduvim. Sinopsis: Dos veranos en la vida de Sixto Riera, un adolescente indio que trabaja como criado. La opresión de una sociedad racista que considera a los blancos como únicos dueños del poder económico y simbólico.

http://www.lavoz.com.ar/ciudad-equis/palabras-cosas

jueves, 28 de marzo de 2013

Lo que hemos perdido






“Tragedia”, “crimen cultural”, “pérdida irreparable”, “destrucción de la memoria”. Esas palabras se repiten una y otra vez. Desde hace dos semanas miles de escritores en todo el mundo hablan de lo mismo: la destrucción del archivo de Daniel Mordzinski.
¿Cómo explicar esto? ¿Cómo poner en relato lo que es, justamente, inexplicable? El 18 de marzo Mordzinski, “el fotógrafo de los escritores”, descubrió que su archivo ¬–que durante 10 años estuvo en una oficina del diario francés Le Monde– había sido destruido. 50.000 fotografías. 27 años de trabajo. Material original, sin copia, que hemos perdido para siempre.  
El escritor peruano Iván Thays lo dice claramente: “Estamos ante uno de los episodios más tristes de la literatura latinoamericana contemporánea”.
Los mails, las redes sociales y la prensa han sido las plataformas donde han quedado expuestos la admiración, el respeto y el cariño que Mordzinski despierta en todo aquel que lo conoce. Escritores, editores, traductores, agentes. Miles de voces que intentan comprender, que no pueden salir de la estupefacción, que buscan dar y recibir consuelo.
Lo que hemos perdido es parte de la memoria viva de nuestra cultura. El trabajo de un hombre extraordinario que, desde hace treinta años, recorre el mundo para poner sus ojos sobre los rostros, las manos y los cuerpos de los escritores. El viajero incansable, siempre amable, siempre generoso, el que va despertando amistades a fuerza de gestos que revelan una confianza absoluta en los seres humanos.
Lo que hemos perdido es invalorable. Ahí se va, en el fuego que comenzó alguien que obedeció la orden de tirar lo que había en esa oficina y que lo hizo sin mirar, sin pensar, sin preguntarse qué era eso que el fuego iba consumiendo.
Una pequeña parte del trabajo que Mordzinski hizo en estos 30 años todavía está entre nosotros. Quien no haya visto esas fotografías puede entrar en su página y asomarse a ese enorme atlas humano de la literatura. Una vez que haya apretado enter, luego de escribir www.danielmordzinski.com, podrá comprender mejor de dónde vienen tanta tristeza, tanto enojo, tanto dolor.
Después, lo sabemos, vendrán nuevas fotos. Quienes conocemos a Mordzinski no dudamos de que va a poder atravesar esta enorme tristeza –la suya y la nuestra–, esta injusticia, este atropello. Va a recuperarse. Y va a seguir mostrándonos, retratándonos, ayudándonos a ver la hermosa y terrible complejidad de la que estamos hechos.

Eugenia Almeida


Publicado en Ciudad X. Córdoba. 28 de marzo de 2013.



jueves, 7 de marzo de 2013

"Placeres de la escritura y la lectura" en DAMISELAS EN APUROS


Foto por Philippe Matsas


"Como quien no quiere la cosa, Eugenia Almeida hizo su aparición en el mundillo literario local después de haber sido premiada y editada en Europa, con dos novelas reveladoras de su talento, su personal sello poético, su actitud profundamente humanista.


Por fuera de lobbies, autobombos, inflaciones y otras formas de 
promoción al uso, en 2009 se deslizó discretamente, casi secretamente sobre las mesas de las librerías locales un libro de acrisolada belleza de escritura, de impecable acabado: El colectivo, de la cordobesa Eugenia Almeida. Una novela que hizo un camino atípico ya que se conoció en la Argentina dos años después de haberse editado en varios países de Europa con el beneplácito de la crítica especializada. (...)"

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http://damiselasenapuros.blogspot.com.ar/2013/03/placeres-de-la-escritura-y-la-lectura.html
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viernes, 30 de noviembre de 2012

Mempo Giardinelli rescata lecturas de la tormenta.

"Lecturario" en el blog Corsario de Mempo:


"Por un tormentón feroz que padecimos anoche, se me inundó la casa y desde el amanecer estuve salvando libros y secando pisos. Nada del otro mundo, en el Chaco todos sabemos que ni fue la primera ni será la última vez.

Pero el episodio sirvió para volver a hojear, y ojear, muchísimos libros amontonados de mis últimas lecturas, por lo menos el último año y pico. Llevo muchas horas acomodando también, de paso, las parvas de libros recibidos y/o comprados que quiero leer.
Entonces, durante la tarea de secado y reacomodamiento, me reencontré con muchos volúmenes ya leídos, dispersos en mesas y libreros o estibados en pisos y pasillos, y se me ocurrió intentar la inauguración de esta sección.
Desde luego, sé que no tendré tiempo de comentar libros —soy un lector serial, como se diría ahora— pero al menos este Lecturario quizás sirva de acuse de recibo de parte de lo que luego voy ingresando a la Biblioteca de la Fundación. Y también, si acaso, podría ser estímulo de lectura para los seguidores de este blog. Ojalá.

• Preciosa edición de "Don Segundo Sombra", de Ricardo Güiraldes, con prólogo de Mario Goloboff e ilustraciones de Osvaldo Svanascini. Para mí obviamente envejecida, seguirá siendo una novela de culto o de cuestionamientos.
• "La pieza del fondo", de Eugenia Almeida, publicada por Edhasa Argentina. Después de su primera, estupenda novela, "Colectivo", esta interesantísima narradora cordobesa narra con plenitud de atmósferas, ausencias y presencias inesperadas. A mí su prosa me encanta.
• "The intimate lives of the Founding Fathers", de Thomas Fleming (Harper, NYC). Un libro fascinante que si por mí fuera ya estaría traducido y que recorre las vidas privadas y públicas de los padres fundadores de los Estados Unidos: Washington, Franklin, Adams, Jefferson, Hamilton y Madison. Algo así se está haciendo aquí, por cierto, y enhorabuena. Acabo de leer la estupenda "Castelli" de Fabio Wasserman (Edhasa) que va en esa misma línea.
• Ian McEwan, "Primer amor, últimos ritos" (Anagrama). Yo había leído este libro hace años. Ahora volví a gozarlo. "Fabricación casera" es uno de los cuentos más perversos que existen.
• "Requena" y "Andrade", dos nouvelles maravillosas de quien es para mí uno de los más originales escritores jóvenes de nuestro país: Alejandro García Schnetzer. Publicadas por Entropía, no se las pierdan.
• De dos poetas y amigos, los estupendos "Los hijos de los días" (Edit. Siglo XXI) de Eduardo Galeano, y "La vuelta al mundo en 80 poemas" (Biblioteca Nueva, de Edit. Siglo XXI, Madrid) de Fernando Operé.
• He ido leyendo varios libros de la colección económica de Anagrama y Página/12: "Loco afán" de Pedro Lemebel; "Mi hermosa lavandería", de Hanif Kureishi; "Una belleza rusa", de Vladimir Nabokov. Y lo mejor en mi opinión: los cuentos de "Relatos de lo inesperado", de Roald Dahl. ¿Quién dijo que Dahl era sólo autor de libros para niños?
• Leo siempre con interés la producción de mi amigo Orlando van Bredam: "Colgado de los tobillos" (la historia del Gauchito Gil) y "Rincón Bomba" (Lectura de una matanza), ambos por Librería de La Paz, y están bien. Aunque a mí Orlando me gusta más en sus agudas minificciones o en novelas como "Teoría del desamparo", Premio Emecé 2007.
• Releo siempre, y ahora adoro salvarlos del agua, los poemas exquisitos de quien considero una de las mejores poetas en castellano de este tiempo: la salmantina Mariángeles Pérez López, a quien sigo atentamente desde hace una década. Sus "Catorce vidas (Poemas 1995-2009)" y la más reciente "Atavío y puñal" son sencillamente admirables. Una poeta que es una pena que se la conoce poco en la Argentina. Búsquenla en internet.
• También leí en estos últimos meses: "Aviones de papel" (Monte Ávila), cuentos de la joven narradora venezolana Marianne Díaz Hernández. E "Historia del mago y la mujer desesperada"(Palabrava), cuentos del gran narrador santafesino Carlos Roberto Morán.

Y aquí me detengo, para no aburrirlos. Capaz que sigo con estos apuntes mañana o pasado."




martes, 4 de septiembre de 2012












Les Romans De La Rentrée Littéraire 2012

Eugenia Almeida, Patricio Pron: La Nouvelle Génération Argentine

Ils Ont Moins De 40 Ans, Ils Sont Argentins, Ils Ont Grandi Sous La Dictature Qui S’est Achevée Avant Leur Adolescence. À Partir D’un Arrêt De Bus Et D’un Couple De Passage, Eugenia Almeida –Invitée Du Festival De Mediapart Le 1er Octobre– Fait Resurgir L’essence Même Du Régime Militaire. À Partir D’un Fait Divers Campagnard, Patricio Pron Retrouve La Mémoire Et «Élucide Le Passé De Ses Parents».

 |  Par Dominique Conil
Http://Www.Mediapart.Fr/Journal/Culture-Idees/290912/Eugenia-Almeida-Patricio-Pron-La-Nouvelle-Generation-Argentine