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jueves, 10 de marzo de 2016

Entretien avec Lise Belperron (Éditions Métailié)



Lise Belperron : "Les écrivains d’Amérique du Sud voyagent beaucoup, s’expatrient souvent"

MARIE TORRES

Les auteurs chiliens, argentins ou encore mexicains, Lise Belperron les connaît bien. Et pour cause, voilà cinq années qu’elle a rejoint les éditions Métailié, maison fondée en 1979 et spécialisée dans la littérature sud-américaine. 






Micmag.net : En quoi la nouvelle génération se distingue-t-elle de celle du fameux Boom littéraire des années 60/70 ?

Lise Belperron : En Amérique Latine, comme partout ailleurs, la nouvelle génération d’écrivains n’est pas du tout confrontée aux mêmes réalités que ses aînés : la culture se démocratise, la guerre froide est finie, la politique n’enchante plus personne et la littérature se devait d’emprunter d’autres chemins. Beaucoup de jeunes écrivains se lancent dans l’exploration du passé proche – celui qui ne passe pas – dictatures, disparus, guerres civiles…

M. : Une littérature de la mémoire ?

L.B. : Souvent, les pouvoirs en place ont décrété des amnisties générales sous prétexte de sauver la paix et ont ainsi entravé tout le travail de mémoire nécessaire ; la littérature permet de fouiller ces archives et d’entamer une réflexion sur ce qui s’est passé. C’est le cas d’Elsa Osorio, Raquel Robles, Diego Trelles Paz, Martin Kohan… pour citer les plus récents.

M. : Mais ce n’est pas le cas de tous…

L.B. : Beaucoup se sont aussi repliés sur eux-mêmes, et ont découvert les joies de l’autofiction - à la française, pour le dire vite -, en se lançant dans la description de leur vie de doctorants aux Etats-Unis, de leur vie de couple, de famille, etc. Les écrivains d’Amérique du Sud voyagent beaucoup, s’expatrient souvent, parfois pour toujours, du coup le territoire en tant qu’ancrage perd parfois un peu de poids.

A l’opposé, on trouve un certain nombre d’auteurs qui s’inscrivent dans la lignée du grand « journalisme littéraire », ou de la « narrative non fiction » : c’est du réalisme, certes, mais sans fiction ; une forme de documentaire. On raconte le réel avec toute sa subjectivité. Par exemple, Leila Guerriero, Selva Almada dans son dernier livre Les Jeunes Mortes…

On peut noter également l’immense influence du Chilien Roberto Bolaño, toujours au sommet des références pour les jeunes écrivains latino-américains, et bon nombre de trajectoires personnelles qu’on ne peut rapporter à aucun effet de mode ou de génération : des écrivains qui construisent une œuvre, tout simplement.

M. : Qu’en est-il du fameux « réalisme magique » attribué aux auteurs de la génération du Boom ?

L.B. : Le réalisme magique reste présent, parfois : les Latinos sont bien moins cloisonnés que nous et, par exemple, on y trouve un goût certain pour le fantastique, qui chez nous est plutôt considéré comme un genre mineur, peu digne d’intérêt – ces dernières années en tout cas.

M. : Concernant les femmes, peut-on dire que, depuis le succès international de « La maison des esprits » d’Isabel Allende au début des années 80, leur a ouvert la voie ?

L.B. : En réalité, certaines avaient gagné une évidente reconnaissance avant Isabel Allende, dans des cercles restreints il est vrai : Clarice Lispector au Brésil, les poétesses Alfonsina Storni ou Alejandra Pizarnik en Argentine.

Aujourd’hui, les femmes ont plus ou moins la même place qu’ailleurs sur la scène culturelle : plus rarement reconnues que les hommes, elles retournent parfois le préjugé comme un gant en s’aventurant dans des formes ou des thèmes beaucoup plus périlleux.

M. : C’est-à-dire ?

L.B. : Je pense à des thèmes féminins par excellence comme la maternité, la relation amoureuse, mais aussi la maladie ou la mort. Mais elles ne les abordent pas toujours d’une manière attendue ; beaucoup, par exemple, explorent des maternités tourmentées, compliquées ; elles sont souvent moins dans la forme, plus dans la sincérité…

M. : Des exemples ?

L.B. : Eugenia Almeida, dont nous publierons le dernier roman à la prochaine rentrée, utilise les codes du polar (un mort, des flics, des journalistes) dans un livre époustouflant qui est tout sauf un polar ! plutôt du côté du thriller métaphysique, pas très loin de Beckett !

On en voit quelques-unes s’aventurer du côté de la « narrative fiction », sur des sujets aussi divers que le malambo (une danse folklorique argentine), chez Leila Guerriero – elle sera publiée chez Bourgois-, la Patagonie, le sexe chez Gabriela Wiener, la Palestine pour Lina Meruane, le féminicide poue Selva Almada. Mais ceci n’est pas très important, et là encore on peut difficilement établir des généralités, pour moi, il y a les bons livres et les mauvais livres…

M. : En conclusion ?

L.B. : On peut dire qu’avec des auteurs comme Piedad Bonnett, Aurora Venturini, Lina Meruane, Selva Almada, Elsa Osorio, Eugenia Almeida, Adriana Lisboa, Ana Paula Maia, Lucia Puenzo… Les femmes sont vraiment entrées en littérature, même si elles restent minoritaires parmi les auteurs alors que, ne l’oublions pas, l’édition est un des milieux les plus féminins qui soient !



Pour en savoir plus sur les Editions Métailié, cliquez ici




martes, 8 de marzo de 2016

Travaux en cours, risques de chutes. Comentario sobre la versión francesa de "El colectivo"



Littérature Féminine et rapports de force.

Le bon, la brute et la femme.


(...) Autre contexte, et autres rapports de force sociaux, dans L’Autobus, d’Eugenia Almeida, roman argentin tellement loué par la critique que je n’ai plus grand-chose à dire dessus, si ce n’est qu’un épisode a retenu mon attention en ce qu’il révèle comme rapports insidieux entre montée au pouvoir des putschistes et soumission féminine. (...)



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domingo, 6 de marzo de 2016

LA LLUVIA DE VERANO. Duras por Galazzi




LA LLUVIA DE VERANO
de Marguerite Duras

Sube a escena con 
dramaturgia y dirección de Stella Galazzi



Estreno: domingo 6 de marzo, 21 hs.
Funciones: domingos 21 hs.

ELKAFKA  
ESPACIO TEATRAL
Lambaré 866, teléfono 4862-5439
http://elkafkaespacioteatral.blogspot.com.ar/



Un camino apasionante y enriquecedor

La lluvia de verano nos convocó a emprender un largo camino -18 meses de trabajo- con el fin de adaptar la novela al lenguaje teatral. La tarea consistió, principalmente, en desentrañar los lazos que nos unían a esta novela. Los materiales que comenzaron a aparecer nos proponían miradas posibles desde lo filosófico, lo espiritual, lo social, lo psicológico. Finalmente, a partir del trabajo de ensayos y puesta en escena, encontramos un camino posible.

Esta versión de la novela de Duras -que preserva el título original- no incorpora ningún texto fuera de los que escribió la autora; apenas, un pequeño agregado al principio como apertura a una escena que en la novela no existe, pero que nos sirve para incorporar y sintetizar datos que sí figuran en el original.

Hay una elección de situaciones con cambios en la sucesión de las mismas, omisiones de personajes determinadas por nuestra propia necesidad de sentido y los requerimientos del lenguaje teatral. Se buscó facilitar la comprensión por parte del espectador, y a la vez, plasmar la complejidad del mundo de esta familia sin caer en el prejuicio, pero tampoco en la idealización.

Esta historia fue abordada por Marguerite Duras varias veces en su obra artística: primero escribió un cuento, Ah, Ernesto, en 1971, luego filmó en 1984 la película Los niños, y finalmente escribió la novela en 1990. Embebidos en este recorrido, trabajamos una versión donde lo audiovisual tenía un papel preponderante; de este modo, la adaptación se fue acercando más a un guion de cine que a una obra de teatro. Pero aun así lo tomamos como punto de partida para el trabajo con los actores. 

También relevamos todos los datos referidos a canciones y lugares que se mencionan en el libro original, lo cual nos permitió reconstruir una atmósfera que se ha ido incorporando naturalmente a la concepción de la puesta en escena. 

Dice Duras “Eso es lo que sustituye a Dios, ese amor (a los animales, los árboles, los seres humanos y todo ser vivo). El fin de la religión, sin preferencias, sin jerarquías.”

Agregaríamos el amor a la palabra, nuestro amor a La lluvia de verano.


Stella Galazzi




sábado, 5 de marzo de 2016

"Dame letra": la literatura se contagia a través del aire



Por José Heinz

La radio y los libros comparten algunas características, pero tal vez la más significativa es que activan la imaginación. Por fortuna, también han sabido unirse para formar una sana convivencia, un aire especial en el que ambas partes salen beneficiadas.

La relación entre la radio y los libros está por sumar un nuevo capítulo este sábado con Dame letra, un programa conducido por la escritora y periodista Eugenia Almeida (colaboradora de Ciudad X y de la sección de crónicas “Días contados” de este diario), que se emitirá los sábados de 11 a 12 por Radio Universidad (AM 580).

“Los invito a que cuenten con este espacio para difundir todo aquello relacionado con los libros”, escribió Almeida en un correo distribuido entre sus contactos, para dejar en claro que la intención del programa, más allá de hablar de literatura en general, será ofrecer un lugar a los autores locales para que puedan tener un espacio más dentro de los medios locales.

–¿Cómo va a estar estructurado el programa?
–El programa va a tratar de poner en tensión la idea de estructura. Si bien tenemos algunas columnas fijas, la propuesta se va a ir renovando semana a semana. Pensamos en los libros como un elemento cotidiano de placer. Estamos bien lejos de una concepción académica. Vamos a encontrarnos una vez por semana, los sábados de 11 a 12, para conversar sobre escritores, libros y los modos en los que la literatura atraviesa nuestras vidas. Esperamos tener un contacto intenso con los oyentes. Que sea un espacio donde podamos encontrarnos para compartir lecturas.

–¿Se pueden adelantar algunos invitados que tendrá “Dame letra”?
–Vamos a tener invitados en piso. No sólo escritores; también vamos a charlar con otros actores del mundo editorial (editores, ilustradores, traductores, libreros). Y vamos a invitar a personas que son conocidas por su trabajo en otras áreas para que nos cuenten algo sobre sus lecturas. Además, tenemos previstas entrevistas telefónicas. Todavía no podemos dar muchos nombres porque esto recién comienza. Lo que podemos asegurar es que el programa va a ser un espacio para escuchar a los escritores ya consagrados y para conocer propuestas que nos parecen muy valiosas y que a veces no reciben toda la atención que merecen. Dentro del programa se le va a dar un lugar importante a la agenda, a qué es lo que pasa en Córdoba y el país en relación a la literatura.

–¿Qué desafíos plantea hablar de literatura en la radio?
–Contagiar el entusiasmo que uno siente por los libros. Ese ya es un gran desafío.

–¿Algún programa radial te sirvió como modelo para “Dame letra”?
–No hay “un” programa que pueda tomar como modelo, pero claramente lo que me gusta como oyente va a estar jugando en lo que quiero hacer. Aquí no sólo talla lo “radial”, sino también el modo de entrevistar y la manera de pensar la literatura. Uno aprende un poco de todos. Pienso en Jesús Quintero, en Guerrero Marthineitz. Macarena Moraña en Radio Madres o Ulanovsky en Radio Nacional Buenos Aires. Silvia Hopenhayn. Hay mucho. En Córdoba, me gusta el modo de recomendar que tiene Susana Curto. Y cómo entrevista Cristian Maldonado. Por supuesto: Osvaldo Quiroga en Otra trama. Pienso en un clásico como Apostrophes de Bernard Pivot. Se me ocurren muchos referentes. Sé que estoy mezclando televisión con radio pero esos son los nombres de los programas que he seguido con entusiasmo. Si a eso le podemos sumar a mis referentes en prensa, diría que me gustaría tener algo del modo de recomendar libros de Emanuel Rodríguez y de Silvina Friera.

–¿Qué te parecen los podcasts de literatura? Algunos autores famosos tienen el suyo, como Bret Easton Ellis. ¿Es una forma de ganar lectores?
–No sé si pensarlo como un modo de “ganar” lectores, sino como otra posibilidad. Personalmente, creo que todo camino es válido si a alguien le sirve. Para mí la lectura es una de las cosas más hermosas que hemos inventado. Cualquier camino que nos lleve hasta allí es bienvenido.




martes, 1 de marzo de 2016

Dame Letra: literatura en la radio



Dame Letra

Un programa de literatura 
conducido por Eugenia Almeida

Desde el 5 de marzo
Sábados de 11 a 12 
por Radio Universidad AM 580






Las miniaturas - Andrea del Fuego




El delicado engranaje de los sueños 


Y a veces sucede la maravilla. Un libro se despega del resto por su belleza, por su misterio, por un encanto difícil de definir. Y el lector se pone a vibrar, se deja tomar, permite que la lectura lo convierta en otro o lo devuelva a lo que en realidad es. ¿Cómo no celebrar un libro así?

Sabemos que los textos de contratapa suelen funcionar como argumento de venta, como una de las herramientas del mercado. Palabras repetidas y gastadas que no dicen nada o rimbombantes promesas que luego pueden ser vistas como un engaño, como una estafa. Nada más lejano a eso que lo que sucede con la contratapa de Las miniaturas cuando define con exactitud el secreto de este libro: “un relato que hasta el final nos mantiene entre el desasosiego y la ternura.” Desasosiego, ternura, un movimiento, una frontera difusa. Todo eso ofrece Andrea del Fuego en su nueva novela. 

En una sala cuadrada con una mesa y dos sillas el oniro despliega su trabajo. Con la ayuda de pequeñas miniaturas y algunas palabras, va provocando imágenes en cada uno de los soñantes que atiende. Las personas están allí sin saberlo y nunca conocerán el proceso por el cual son creados sus sueños. 

Hay muchos otros oniros como él, trabajando en otros cuartos del mismo edificio. En esa enorme burocracia de los sueños, las reglas mandan. Una de ellas prohíbe atender a dos soñantes de la misma familia. Un error administrativo ha provocado que el oniro reciba a una madre y a su hijo. Esa perturbación del orden lo lleva a involucrarse de un modo especial y a desear intervenir más activamente en sus sueños. 

Estructurada en tres voces que van tomando la palabra (la madre, el hijo, el oniro), esta novela logra construir un mundo que muestra el espacio de los sueños y los fragmentos de una realidad cotidiana y terrenal: el trabajo en un taxi y en una estación de servicio, la lucha económica por sobrevivir, los encuentros y desencuentros afectivos, la presión de las leyes y las costumbres y la posibilidad de rebelarse a ellas. 

Andrea del Fuego juega con un humor dulce y filoso a la vez. Hay una rara belleza en su modo de contar las cosas. Las miniaturas es su segunda novela para adultos y la confirma como una de las voces más interesantes de la nueva generación de escritores brasileros. 


Eugenia Almeida

Publicado originalmente en Ciudad X




lunes, 29 de febrero de 2016

Dora Bruder - Patrick Modiano


La página en blanco del olvido

Un anuncio en un viejo diario de París. 1941. Una chica de quince años ha desaparecido. Una chica judía. Ese anuncio se convierte, muchos años después, en la primera pista de una reconstrucción, la punta del ovillo para desplegar una historia que habla de todos nosotros. El narrador comienza una pesquisa para saber qué fue de Dora Bruder. Por qué sus padres la buscaban, dónde estuvo, cómo era París en esos años. La búsqueda –casi una marca de estilo de Patrick Modiano– será atravesada por los recuerdos del autor. Un cruce permanente entre dos vidas que no llegaron a encontrarse en el tiempo. La propia biografía dejándose perforar por la del otro. Una red de cruces hecha, fundamentalmente, de geografías compartidas. De esos enclaves surgen, como fantasmas, las antiguas presencias. Y, como dice Adolfo García Ortega en el prólogo: “Lo que era una sencilla búsqueda, alimentada por la coincidencia de calles y de lugares comunes con la infancia del narrador, se convierte en el acta notarial de una masacre.”

El narrador descubrirá que Dora era hija de una costurera húngara y un peón austriaco, dos jóvenes que llegaron a Francia y tuvieron que enfrentar las penurias de los inmigrantes. Sabrá que cuando su hija cumplió catorce años la llevaron a un internado religioso, que pasó casi un año y medio allí, que finalmente un domingo de diciembre escapó. Y luego hay un lapso de tiempo en blanco. Un paréntesis. Meses después el nombre de Dora Bruder reaparece en la lista de personas incluidas en el convoy que salió en dirección a Auschwitz el 18 de septiembre de 1942. 

El Nobel francés vuelve otra vez sobre la lucha entre la memoria y el olvido. “Lleva tiempo conseguir que salga a la luz lo que ha sido borrado. Quedan pistas en los registros pero se ignora dónde están escondidos y qué guardianes los vigilan”. Modiano escribe cartas a los directores de los colegios de la zona, mira fotografías, conversa con una prima de Dora, recorre la ciudad, consulta partidas de nacimiento, archivos de la policía, circulares. El efecto que produce la exposición de la información proveniente de fuentes oficiales es escalofriante. Los decretos, los informes y las actas evidencian el horror de un modo más impactante porque ponen en evidencia el plan sistemático de aniquilación y sus circuitos administrativos y burocráticos. El medio tono –nunca dramático, nunca sobrecargado– se vuelve certero y doblemente perturbador. 

El trabajo de reconstrucción que hace el narrador nos muestra en una historia familiar un ejemplo más de la vida de muchos: hijos de inmigrantes nacidos en familias diezmadas por la enfermedad y la pobreza, siempre en riesgo por tener una identidad que no es totalmente aceptada por una sociedad que los recibe y los usa pero no los reconoce como pares y cuando tiene la posibilidad de  sacrificarlos lo hace sin dudar. 

Cuando en 2014 le otorgaron el Premio Nobel a Modiano, la  Academia sueca hizo hincapié en el trabajo del autor sobre la ocupación nazi en Francia. Pero limitarse a eso sería reducir su obra. No se trata sólo de Francia. Se trata de nosotros, una especie que se inclina a destruir lo que se aleja de lo aceptado, lo normal, lo conocido. Las grandes desgracias también están hechas por los complacientes que hacen o dejan hacer y aprovechan el clima para desfogar su odio privado. El antisemitismo, la islamofobia, la persecución del otro. 

Modiano habla de la opresión y de las posibilidades que tenemos de acatar o desobedecer. De colaborar con el mal o combatirlo. Pero no se trata sólo de aquellos que formaron parte de la maquinaria de la destrucción sino también de los que resistieron. Como aquel grupo de mujeres al que llamaban las “amigas de los judíos”, francesas “arias” que usaban la estrella amarilla caricaturizándola y denunciando al régimen y que fueron detenidas y llevadas, ellas también, a los campos de concentración. 

Dora Bruder –publicado originalmente en 1997– no es un libro de respuestas. Es pura pregunta. Uno de los puntos de partida habituales del escritor francés: el trabajo de reflotar aquello que ya no está. Un autor que, como dice García Ortega, siempre ahonda “en el pasado desde una situación de presente”. 

En su discurso al recibir el Premio Nobel, Modiano dijo que bajo la mirada del escritor “la vida corriente acaba por envolverse en misterio y adquiere una especie de fosforescencia que no tenía a primera vista, pero que estaba escondida en lo profundo. El papel del poeta, del novelista y también del pintor, es develar ese misterio que está en el fondo de cada persona (…) Sin duda, la vocación del novelista, ante esta gran página en blanco del olvido, es rescatar algunas palabras que estaban parcialmente perdidas, como esos icebergs a la deriva en la superficie del océano".

Eugenia Almeida

Publicado originalmente en Ciudad X



sábado, 27 de febrero de 2016

La multitud errante - Laura Restrepo





Siete por Tres llega a un refugio para desplazados buscando a la mujer que ha perdido: Matilde Lina, lavandera de un caserío arrasado por la violencia. Esa búsqueda lleva años. 

Siete por Tres ha sido carnicero, enfermero, chofer de colectivo, bracero, desguazador de autos, afilador de cuchillos, recolector de papa. Ha atravesado Colombia, siguiendo la huella de los que migran buscando oportunidad o huyendo del horror.

Una hermosa novela de Laura Restrepo que sabe bien cómo hablar de lo político y lo histórico a partir de las vidas individuales. Una reflexión sobre el nombre que le damos a nuestras búsquedas y sobre los posibles caminos de resistencia ante el desastre. 


Eugenia Almeida

Publicado originalmente en Ciudad X



viernes, 26 de febrero de 2016

Entrevista de Daniel Gigena para Damiselas en apuros



La escritura es errancia, vagabundeo, pérdida

Por Daniel Gigena


En 2015, Eugenia Almeida (Córdoba, 1972) publicó una novela, La tensión del umbral (Edhasa), policial que guardaba alusiones inquietantes al proceder de las fuerzas de seguridad nacionales, a la actuación de los medios y del poder económico como árbitros del bien, la verdad o la vida. Almeida contó que durante la escritura de esa ficción no había pensado en el género de la novela negra, sino que la premisa de la historia la guió hacia allí, a ella y a sus lectores. También el año pasado publicó su primer libro de poemas, La boca de la tormenta (DocumentA/Escénicas), donde por medio de una escritura reflexiva y mesurada, se alcanzan notas dramáticas sobre la memoria, el duro oficio de existir y el presente. A diferencia de otros libros de poemas, los textos aparecen en la página par, y la impar (la que capta primero la atención del lector) devuelve el blanco a la mirada. Ese uso del silencio, las elipsis y las elisiones cuidadas refuerzan el sentido de las obras de Almeida. La escritora cordobesa responde las preguntas desde Unquillo, un pueblo en las Sierras Chicas situado a menos de una hora de la ciudad de Córdoba.

¿Cómo evaluás el desarrollo de tu escritura narrativa, ya con una tercera novela publicada?

Esa es una pregunta muy difícil de responder. No tengo una visión externa de mi trabajo. Solo puedo dar cuenta de mi esfuerzo, de mi voluntad, del deseo de darle cada vez más tiempo y más espacio a la escritura. No sé si eso se ve en los libros o no. La escritura no puede pensarse como una carrera en la que hay un desarrollo que va de menor a mayor. La escritura es errancia, vagabundeo, pérdida. Lo que puedo decir es que hago ese vagabundeo cada vez con mayor felicidad.

¿Hay correspondencias entre tu narrativa y tu poesía, préstamos, temáticas comunes, afinidades no visibles?

Creo que sí. Me parece que las temáticas y el tono (el modo de ver el mundo, el modo de estar aquí) son las mismas en la poesía o en la narrativa. Creo que es la misma voz, cantando canciones diferentes. Con respecto al género, debo decir que la poesía es un desliz. Si alguien me pregunta qué escribo, mi respuesta, sin dudar, es que escribo narrativa. El libro de poesía fue un pequeño regalo que me di: la posibilidad de publicar con una editora a la que admiro. Es un enorme privilegio publicar en DocumentA/Escénicas. Y fue hermoso el proceso de armar el libro. Para mí, es un libro comunitario.

¿Cuál es el peso de los estragos de la dictadura militar en tu obra?

Imposible de dimensionar. Inmenso. Enorme. Infinito. En mi obra, en mí y en nuestra sociedad. Lo sepamos o no. Lo veamos o no.

Contanos algo sobre tu relación con la música, el canto y la escritura de letras de canciones.

La música, para mí, es fundamental. Hubo una época en que trabajé cantando. Fue hace muchos años. Fue hermoso y quedó atrás. No toco desde hace mucho, mucho tiempo. Canto, a los gritos, dentro del auto. Suelo provocar risas en otros conductores cuando compartimos la espera previa a que el semáforo dé paso. Compuse canciones en esos años. Y están ahí. Como fotos viejas en un cajón.

Escribís para La Voz del Interior reseñas y una columna semanal. ¿Cómo es tu relación con el periodismo y con el hecho de escribir por encargo?

El periodismo cultural me permite leer mucho y comentar aquello que leo. Eso me gusta. Y me da de comer. Hasta hace pocos años tuve que trabajar en cosas que no me hacían feliz. Trabajos duros, desagradables, difíciles. No gano más dinero que antes, gano lo mínimo para vivir y pagar las cuentas. Pero me gusta lo que hago. Creo que eso es algo muy poco común. No todo el mundo tiene esa suerte. Escribir por encargo me gusta. Es un desafío. Es algo diferente de lo que hago cuando escribo novelas o cuentos. Tener una fecha límite, tener un espacio acotado. Es un buen  ejercicio para cualquier escritor. Las exigencias del periodismo hacen que la mano se afloje.

Fuiste primero reconocida en el exterior, con el premio internacional Dos Orillas en 2005 por tu novela "El colectivo", que se convirtió en un éxito en España, Portugal, Italia y Francia. ¿Qué te posibilitó ese premio?

Muchos viajes. Mucha gente. Muchos gestos generosos. Pero sobre todo, la posibilidad de viajar. Viajar te saca de eje, te recuerda que no sos nada, que la vida se pasa demasiado rápido, que no hay que distraerse. Viajar te muestra claramente cuál es tu casa y quiénes son los tuyos.

¿Cómo se expresa el humor en tu obra?

Durante años formé parte del Grupo de Investigadores del Humor (GIH), que trabaja en el marco de la Universidad Nacional de Córdoba. Disfruté y aprendí muchísimo con ellos. Es un grupo extraordinario. Hicimos un Diccionario crítico de términos del Humor que se publicó como libro virtual en la Facultad de Filosofía y Humanidades de la UNC. Yo siempre trabajé el humor político; el chiste gráfico como un género del periodismo de opinión. Es un grupo interdisciplinario, hay muchas miradas diferentes. Salí del grupo hace dos años con la intención de darle más tiempo a la escritura. Pero extraño mucho ese espacio de encuentro, de discusión y de trabajo. Si bien hay muchísimo humor en mi vida cotidiana, creo que no está muy presente en mis libros, salvo en algunos cuentos. En el último tiempo, he escrito algunas columnas en un diario de mi ciudad y ahí se ha colado algo de humor. Pero no sé. Me encantaría poder escribir cosas que hicieran reír a la gente.

¿Cuál es tu visión sobre la política cultural del kirchnerismo y la que asoma en la nueva gestión?

Coincidí en muchas de las acciones de política cultural llevadas a cabo durante los gobiernos kirchneristas. Y cuando no coincidí, fueron diferencias de matices, cosas menores.  No tengo una militancia partidaria pero celebré, acompañé y colaboré, cuando pude, con muchas de esas políticas, fundamentalmente con aquellas relacionadas con la promoción de la lectura. Trabajo haciendo capacitaciones docentes y en estos años he estado, muchas veces, en lugares a los que llegaban cajas con libros enviados por el Ministerio de Educación y veía a chicos de 12, 13 y 14 años que tenían un libro en sus manos por primera vez.  Catorce años. Un libro en sus manos por primera vez. Por primera vez se los consideraba sujetos de derecho. Se les reconocía su derecho a participar, a disfrutar y a producir cultura. Esas cosas son las fundamentales, las que construyen un país, las que no se ven pero crean comunidad. Veo con mucha tristeza y con dolor, con un profundo dolor, las medidas que está tomando la nueva gestión. No solo a nivel de política cultural. Entiendo que la democracia no se limita a votar cada cuatro años. En ese contexto, como ciudadana, mi participación política, mi forma de colaborar con el sistema democrático, es decir que estoy muy preocupada. Hasta hace unos meses podía escuchar en los medios de comunicación voces muy distantes entre sí. Eso siempre me pareció valioso. No soy de las que se asustan cuando hay discusiones políticas. Las celebro; eso habla de la salud de la democracia.

Hubo medidas hostiles: despidos, declaraciones antipáticas, cuestionamientos a la política estatal de derechos humanos…

Desde diciembre, esa variedad de voces de la que hablaba se ha ido acotando y uniformando. A eso hay que sumarle los miles de despidos; muchos de ellos basados en la persecución ideológica. El desconocimiento del trabajo que se ha venido haciendo. Las horrorosas declaraciones de Darío Lopérfido, el hecho de que todavía siga siendo ministro de Cultura de la ciudad de Buenos Aires. Estoy muy triste. Estoy muy preocupada. Creo que hasta hace poco vivimos una época de enorme libertad de expresión, para todos. Aparentemente, las cosas han cambiado.

¿Cuál es tu relación con el género policial?

Es un género que me encanta leer. Ahí están mis maestros. Georges Simenon, a la cabeza.  Ojalá pudiera provocar en algún lector lo que Simenon me provoca a mí.

Por último, ¿cómo influye el entorno en tu obra?

Creo que el entorno influye más en mí que en mi obra. Laboralmente, la vida para mí es todavía citadina. Todos los días debo viajar a Córdoba, que es una ciudad cada vez más ruidosa, más recargada, más agobiante. No muy diferente a Buenos Aires, salvo en el tamaño. Por suerte, los fines de semana puedo quedarme bajo un árbol, con el aire un poco más fresco, recordándome que no estamos hechos para vivir en la línea de sacrificio de un matadero. Pero no sé cómo eso se refleja en mis libros. Algunas novelas, como El colectivo, transcurren en un pueblo y otras (La tensión del umbral o La pieza del fondo) son historias de ciudad. Personalmente, si pudiera irme más lejos (si pudiera vivir perdida en un pueblito de montaña, por ejemplo) lo haría sin dudar. Lo que me mantiene cerca de una ciudad es la necesidad económica de trabajar. No otra cosa.





jueves, 25 de febrero de 2016

Nos vemos allá arriba - Pierre Lemaitre



La gran estafa  


Dos de noviembre de 1918. La Primera Guerra Mundial está a punto de terminar y los combatientes saben, cada uno en su bando, que todo va a cambiar. Los hombres se dividen entre quienes sienten el alivio y preferirían no moverse hasta que se firme el armisticio y aquellos otros que desean su último trago de sangre, desesperados ante la idea de que el escenario de la batalla desaparezca. El teniente d´Aulnay–Pradelle quiere aprovechar hasta el minuto final su posibilidad de volver con honores. Está dispuesto a sacrificar a sus hombres y a provocar él mismo un tiroteo que justifique la ofensiva. 

Dos soldados salen de las trincheras y caen muertos. Albert Maillard va detrás de ellos y descubre que las balas han venido del lado francés. Entiende, en un destello, que el teniente les ha disparado. Todo se vuelve un momento confuso, una guerra privada dentro de la Gran Guerra. Albert queda enterrado vivo, tapado por la tierra, enfrentado a la cabeza de un caballo muerto. Édouard Péricourt, uno de sus compañeros, logra sacarlo del pozo y revivirlo. Justo en ese momento, una metralla alcanza la cara de Édouard, le arranca la mandíbula inferior, lo deja marcado de por vida. 

Quien fue salvado se convertirá en el cuidador de quien ha perdido el rostro. ¿Cuál es el lazo que los une? No se trata de agradecimiento. Es más bien la necesidad de sostener al otro como único testigo de lo que han sufrido. También juegan su papel la culpa, el rencor y el remordimiento.

Mediante documentos falsos, Albert logra que su compañero herido sea evacuado. Tiempo después lo busca y lo lleva a vivir con él. La relación entre los dos se construye en los límites de lo posible. Hay algo en el personaje de Édouard que recuerda a los mutilados del cuento “Los sin cara” de Marcel Schwob. Algo terrible y tierno a la vez. 

Así comienza esta historia en la que se cruzan miles de muertos anónimos, la alta burguesía francesa, un adicto a la morfina, una niña que decora máscaras de pasta de papel, una fotografía inesperada, un perro huyendo con un hueso,  un hombre anuncio que se pasea por las calles de París, un cuaderno como herramienta de conversación, un aristócrata sin fortuna que está dispuesto a hacer cualquier cosa para recuperar su status social, un grupo de senegaleses corriendo bajo la lluvia y dos enormes estafas.

Una vez terminada la guerra, los buitres llegan a alimentarse con lo que queda. Buitres de uniforme; antiguos mandos dedicados a la recuperación y venta de stocks militares; empresarios que buscan generar negocios a gran escala. La rapiña, el robo, el soborno, la corrupción, la especulación, la codicia. Desde la esfera estatal surge el proyecto de exhumar y reagrupar en nuevos y enormes cementerios los cadáveres de los soldados caídos. La maquinaria económica que implica ese operativo es escalofriante: exhumaciones, traslados, ataúdes, nuevos enterramientos. Una macabra cadena productiva que pone en evidencia los negociados que puede ofrecer la guerra y la conversión de los cadáveres en mercancía. 

Nos vemos allá arriba se ocupa de mostrar ciertos aspectos de la posguerra. El regreso de los soldados y el lugar que encuentran en la sociedad. Un lugar de desplazados, de marginales a los que se ha estafado  pidiéndoles todo a cambio de nada. Los muertos son rápidamente convertidos en héroes; los sobrevivientes son vistos con recelo, con desconfianza, con incomodidad. Su presencia recuerda constantemente la otra cara de la guerra, lo que nunca podría ser disfrazado de gloria o heroísmo. Al mismo tiempo, la novela parece decir a cada momento que nada ni nadie puede mantenerse oculto para siempre.

Pierre Lemaitre nació en Francia en 1951. Psicólogo de formación, durante muchos años se dedicó a enseñar literatura a bibliotecarios. Una de sus alumnas –que luego se convertiría en su esposa– le preguntó por qué no escribía y Lemaitre le dio un viejo manuscrito para que lo leyera. En cuanto terminó la lectura, ella lo convenció de que debía publicarlo. Esa primera novela fue enviada a veinte editores y tuvo como respuesta veinte rechazos y un arrepentimiento: uno de los que inicialmente había dicho que no llamó por teléfono a Lemaitre para decirle que se había equivocado y que estaba dispuesto a publicar el libro. Era 2006 y el autor tenía 56 años. Un comienzo de carrera que muchos describieron como “tardío”. Siete años después, Lemaitre dejaría los policiales que lo hicieron famoso en Francia para jugar más allá de los géneros y escribir Nos vemos allá arriba. La novela ganó el prestigioso premio Goncourt en 2013 y fue elegida como  la mejor novela francesa del año por la revista Lire.  


Eugenia Almeida

Publicado originalmente en Ciudad X





miércoles, 24 de febrero de 2016

5ª EDICION DEL FILBA - SAN RAFAEL, MENDOZA






Literatura federal y de buena cepa

María Teresa Andruetto, Eugenia Almeida, Gabriela Massuh, 
Hernán Ronsino e Iván Moiseeff serán algunos participantes 
de este encuentro, que se desarrollará del 7 al 10 de abril.



Por Silvina Friera

La frontera, ese caótico tejido de lo vivo, es el lugar de cruces y hibridaciones, de deslizamientos y mezclas, de movimientos y tensiones, de afinidades y divergencias. El concepto de frontera, tan elástico a la hora de modular y extender el campo de las interpretaciones, será uno de los hilos conductores del quinto Filba, el Festival Nacional de Literatura organizado por la fundación Filba, que se realizará en San Rafael (Mendoza) del 7 a 10 de abril, en la Biblioteca Mariano Moreno y en el Laberinto Borges ubicado en la Finca Los Alamos, entre otras sedes de esta ciudad mendocina que cuenta con 200 mil habitantes. “Poné pausa. 4 días de literatura” es el slogan de esta edición que tendrá como invitados a las escritoras cordobesas María Teresa Andruetto y Eugenia Almeida; María Cristina Ramos –nacida en San Rafael, radicada desde fines de los años 70 en Neuquén–, Gabriela Massuh, Hernán Ronsino e Iván Moiseeff, entre los primeros confirmados, y en la que no podrán faltar actividades vinculadas con la formidable obra de Antonio Di Benedetto (Mendoza, 2 de noviembre de 1922 – Buenos Aires, 10 de octubre de 1986), a treinta años de la muerte del autor de Zama.

“La verdad que es todo un desafío para una fundación chiquita, desde Buenos Aires, tratar de movernos lo más lejos posible por el país. San Rafael es lo más lejos que llegamos con el Filba por una cuestión básica de presupuesto: las distancias en Argentina son enormes y cuanto más lejos te vas, más caro es todo”, plantea Gabriela Adamo, directora del Filba, encuentro literario que en anteriores ediciones tuvo como escenarios a Mar del Plata (2015), Azul (2014), Santa Fe (2013) y Bahía Blanca (2012). “En esta edición contamos con el apoyo de la fundación Williams, que trabaja mucho en la zona de San Rafael. Nosotros teníamos ganas de ir a Mendoza y lo que teníamos claro era que no queríamos que fuera en la capital. Nos interesa el aspecto descentralizador que tiene el festival de no ir a las grandes ciudades que tienen más acceso a la literatura, sino buscar un segundo nivel de ciudades que tengan una población importante, con un circuito de escuelas, bibliotecas y librerías. El acceso a los escritores y las propuestas que podamos llevar a San Rafael, una ciudad que tiene dos librerías, marca una diferencia muy grande”, agrega Adamo que ya hizo dos viajes a la ciudad mendocina para visitar diversos espacios culturales y relevar información.

“Uno de los temas de esta edición es la frontera, no sólo la frontera del país, qué significa Mendoza y la cordillera, sino también la frontera entre las grandes ciudades y los pueblos más chicos. El concepto de frontera nos está dando mucha tela para cortar porque tenés fronteras de géneros y de estilos, fronteras lingüísticas y fronteras de todo tipo –cuenta la directora a Página/12–. Los Filbas nacionales no pretenden ser un festival de literatura local. Noso- tros no seríamos los más indicados para llegar a San Rafael y decir: ‘el tema de ustedes es tal cosa’. El Filba es un festival de literatura nacional que toca temas literarios que están en discusión en todo el país. La geografía de los lugares adonde vamos haciendo el festival muchas veces nos dispara un montón de ideas. Así como el año pasado se nos ocurrió hacer las caminatas playeras en Mar del Plata, en San Rafael nos interpeló de entrada la cuestión de la frontera.” Adamo anticipa que están diagramando la programación –lecturas, charlas, performances teatrales y musicales– y entre las actividades que están desarrollando como novedad intentarán cruzar la cata de vinos con la cata de libros, pero también destaca la importancia que tienen, en cada una de las comunidades por donde circula el festival, el menú de talleres que suelen ofrecer. En este quinto Filba habrá talleres de narrativa, de crónica, de poesía y de gestión cultural.

“No encontramos editoriales en la ciudad en los dos viajes que hicimos. Sí descubrimos que hay una escena muy fuerte de cine y de guión, por eso estamos pensando incluir alguna de estas actividades en la programación. Si hay editoriales en un lugar, eso genera movimiento y las librerías se ven muy estimuladas. Si podemos poner un granito de arena, una semillita para que San Rafael tenga una editorial o más librerías, vamos a tratar de hacerlo”, promete Adamo.







martes, 23 de febrero de 2016

Umberto Eco. Detective de la cultura



En su libro Confesiones de un joven novelista, Umberto Eco cuenta que empezó a escribir cuando era un niño. El proceso era siempre el mismo: primero, un título; después, todas las ilustraciones que iba a contener el libro; por último: el primer capítulo. Y entonces llegaba el cansancio. Un par de páginas, la fatiga, el aburrimiento y el deseo de una nueva historia. Así, el niño Umberto coleccionaba principios.

En 1978, una amiga que trabajaba en una editorial les pidió a él y a un grupo de teóricos sin experiencia en ficción que escribieran un relato de detectives. Eco declinó la invitación diciendo: “Si tuviera que escribir una novela negra, esta tendría por lo menos quinientas páginas y estaría ambientada en un monasterio medieval”. La respuesta, dicha como una broma, encendió algo: esa noche volvió a su casa, se puso a revisar viejas notas y empezó a darle vueltas a un argumento: monjes, una serie de asesinatos, un libro perdido, una biblioteca.

Dos años después publicó El nombre de la rosa. Para ese entonces Eco tenía un gran reconocimiento como académico. Publicar su primera novela a los 48 años parecía un capricho. Pero el libro se convirtió en un éxito mundial. Vendió millones de ejemplares. 

Eco decía que sus novelas surgían de una imagen, una escena que se le imponía y a partir de la cual escribía. Mientras la idea se desarrollaba, comenzaban a aparecer ciertas restricciones. A veces relacionadas con la estructura (El péndulo de Foucault debía tener 120 capítulos y la historia debía dividirse en 10 partes) y otras con ciertos detalles que imponían los datos históricos involucrados.

Si uno recorre sus libros irá descubriendo cómo se mezcla en ellos el trabajo minucioso, propio de un investigador, con la mirada descentrada y un tanto alucinada de un escritor de ficción. Hay algo allí que parece burlarse de la veneración que nuestra cultura tiene por el concepto de la verdad. No hay certeza posible en la ficción. A lo sumo la persecución de algo que siempre se escapa.

En la obra de Eco aparecen también los grandes secretos, las conspiraciones, las teorías que pretenden explicarlo todo, los códigos, ese hambre infinito de descubrir la clave que arrastre todas las piezas y nos libere de nuestra incertidumbre; es decir, de nuestra condición humana.

Ambientadas en espacios cerrados como museos y monasterios o en espacios abiertos como una isla desierta; en la Edad Media o a fines del siglo 20; desgranando los misterios de sociedades secretas o los detalles de una memoria personal borrada; reflexionando sobre el tiempo, el espacio y el modo en el que afectan nuestra percepción del mundo; poniendo a la literatura y los relatos en el centro de la escena, las novelas que escribió Eco dibujan una obra compacta que vale la pena visitar.

El nombre de la rosa (1980), El péndulo de Foucault (1988), La isla del día de antes (1994), Baudolino (2000), La misteriosa llama de la reina Loana (2004), El cementerio de Praga (2010) y Número Cero (2015). Siete estaciones para asomarse a un escritor que amaba los libros y las bibliotecas. 

A Eco le gustaba jugar en los límites, atreverse a la mezcla, a la mixtura. Cuando presentó su tesis doctoral, uno de los integrantes del tribunal le dijo que el trabajo adolecía de algo que llamó “falacia narrativa”. Eco escuchó a su examinador decirle que un estudioso debía investigar y presentar sus conclusiones; que la historia de los desvíos, los derroteros y las errancias que lo llevaron a esas conclusiones no era importante y que él había presentado su investigación “como si fuera una novela de detectives”.

En esos territorios de frontera puede inscribirse gran parte de la obra de Eco. La académica y la literaria. Quizás lo que subyace a todas sus novelas es la necesidad de poner el ojo sobre la cultura para descubrir allí lo que está oculto, aun si siempre está a la vista: qué es la verdad, qué es la ficción, qué es la memoria, qué es un secreto y cómo la suma de los silencios y los relatos construye lo que somos. 



Eugenia Almeida

Publicado originalmente en Ciudad X




lunes, 22 de febrero de 2016

Comentario de Adolfo Barrera sobre "La tensión del umbral"




"El nuevo y aclamado libro de la escritora cordobesa, radicada en Unquillo, tercera novela publicada por editorial Edhasa, genera una empatía inmediata.
Es una escritora que está contando con naturalidad y frescura el horror cotidiano.
Nos lo hace entender con la gran metáfora de la literatura inventada en el siglo XX llamada policial negro.
Intensa y exacta en los diálogos, impecable a la hora de retratar los ambientes policíacos (esto ya era una de sus marcas personales en sus dos novelas anteriores: El colectivo y La pieza del fondo).
En las sombras de Córdoba todavía está intacto el aparato represivo infernal que legó la última dictadura militar.
No es una novela sobre la memoria. En todo caso es sobre las consecuencias que tiene en el presente la falta de justicia, el triunfo de la violencia, su permanente demanda para resolver los conflictos, y la preservación del poder a cualquier costo.
Aparece en primer plano el tema del suicidio.
Su terrible impronta.
Otra cuerda que se corta cuando no resiste más, que aguanta hasta dónde puede.
Un clima de ahogo nos envuelve.
Y con el humanismo decisivo que la caracteriza, una vez más, Eugenia Almeida nos invita respirar por sus palabras."


Adolfo Barrera
Escritor - Librero